Médias

15 mai 2019 22:23; Act: 15.05.2019 22:36 Print

Genève veut garder l'actualité de la RTS

La SSR projette de transférer, d'ici à 2024, une partie de l'information télévisuelle à Lausanne et de la production radiophonique à Zurich.

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200 emplois sont concernés par cet éventuel transfert. (Photo: Keystone/archive/photo d'illustration)

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Genève veut conserver l'actualité télévisuelle de la RTS sur son territoire. Exerçant son droit d'initiative cantonale, le Grand Conseil genevois a adopté mercredi soir à l'unanimité une résolution dans ce sens.

Le texte demande à l'Assemblée fédérale d'intervenir en faveur d'un meilleur équilibre des activités audiovisuelles de la RTS en Suisse romande, pour le maintien de l'actualité télévisuelle à Genève et de l'activité radiophonique à Berne.

Le projet de transférer une partie de l'info à Lausanne et à Zurich fait des vagues en Suisse. Pour Genève, première ville romande, un tel transfert conduirait à une perte d'image et d'identité, a relevé la députée PDC Delphine Bachmann.

Avec ce transfert, 200 emplois vont quitter le canton. Pour la socialiste Nicole Valiquer Grecuccio, il en va du respect de Genève comme ville internationale et comme agglomération transfrontalière.

«Cette délocalisation porte atteinte à l'équilibre entre les régions du pays. Or la SSR a pour mandat de refléter la diversité de la Suisse», a plaidé Jocelyne Haller, d'Ensemble à Gauche. Pour le PLR Jean Romain, Genève est en train de devenir un désert médiatique, une situation qui profite au politique et à l'économie, mais pas à la démocratie, a-t-il mis en garde.

«Pas de logique»

Le conseiller d'Etat Serge Dal Busco s'est réjoui du large soutien parlementaire à la position du gouvernement qui veut faire en sorte que les projets de la SSR ne se réalisent pas. «Nous ne comprenons pas la logique, ni d'un point de vue économique, ni d'un point de vue médiatique», a-t-il déclaré. La RTS veut construire un bâtiment pour son département Actualité sur le site de l'EPFL.

Seuls deux élus UDC se sont abstenus lors du vote. Le parti n'a pas signé cette résolution interparti, ses élus étant divisés. «L'UDC regrette le refus de l'iniative No Billag. Les emplois quittent Genève malgré tout», a relevé Stéphane Florey.

(nxp/ats)