Ville de Genève

16 avril 2019 17:59; Act: 16.04.2019 18:19 Print

Grève des femmes: la Ville va libérer ses employées

par David Ramseyer - La Municipalité ne sanctionnera pas le personnel féminin qui participera à la grève nationale du 14 juin. Un service minimum sera maintenu.

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Des femmes défilent dans les rues de Genève, lors de la journée de mobilisation pour l'égalité entre hommes et femmes, le 14 juin 2011. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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Il n'y aura pas de retenue de salaire, ni d'autres sanctions, à l'encontre des employées de la Ville de Genève qui choisiront de débrayer le 14 juin prochain, jour de la grève nationale des femmes. Le Conseil administratif a pris sa décision la semaine dernière. «Cela fait plus de 10 ans que nous nous engageons à l'interne sur la thématique de la parité. Il était donc important pour l'Exécutif de soutenir ce débrayage, appuie la grande argentière Sandrine Salerno, également chargée du service des ressources humaines. Il faut faire avancer les choses: le chemin de l'égalité est encore long».

La Ville a également demandé à ses services de ne pas organiser de séances importantes, le 14 juin. Elle souhaite par contre maintenir un service minimum ce jour-là, notamment dans les secteurs de la santé et de la sécurité. Ces mesures sont en cours d’évaluation. Quant à l'Etat de Genève, il pourrait se positionner ce mercredi, concernant les fonctionnaires du canton.

28 ans après

Ailleurs en Suisse romande, les dispositions divergent selon les cas. Ainsi, le gouvernement vaudois a décidé de ne pas contester la grève des femmes; il ne prendra donc aucune sanction administrative contre les employées qui débrayeront. Par contre, en Valais, les fonctionnaires cantonaux devront participer au mouvement sur leur temps personnel.

Il y a 28 ans - le 14 juin 1991 - 500'000 Suissesses avaient fait grève pour réclamer l'égalité entre hommes et femmes. Depuis, il y a eu des avancées. Mais aujourd'hui, si des dispositions légales existent, notamment en matière de parité salariale, elles sont jugées très peu efficaces. Ainsi, les femmes gagnent toujours près de 20% de moins en moyenne que les hommes, pour un même travail. Les manifestations dans deux mois visent donc a dénoncer cette discrimination, mais aussi le sexisme et les violences faites aux femmes sous toutes leurs formes, ou encore la non-reconnaissance du travail domestique.