Genève

15 octobre 2019 13:49; Act: 15.10.2019 14:27 Print

Harcèlement à l'école: des disparités minent la lutte

La Cour des comptes recommande la formation des acteurs confrontés au phénomène du harcèlement dans les écoles genevoises.

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Un cas de harcèlement sur deux se poursuit en effet sur les réseaux sociaux. (Photo: Keystone)

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A Genève, le plan d'action de lutte contre le harcèlement entre élèves, lancé par le Département de l'instruction publique (DIP) en 2016, est trop décentralisé. Des disparités apparaissent entre les établissements scolaires, relève une évaluation de la Cour des comptes, publiée mardi.

Il est bien de s'adapter à la réalité du terrain, mais cette approche a ses limites, a expliqué Isabelle Terrier, magistrate à la Cour des comptes. Ainsi, sur 16 écoles interrogées, trois n'ont pas trouvé de cas de harcèlement entre élèves à signaler, affirmant même n'avoir jamais eu affaire à ce problème jusqu'à aujourd'hui.

La formation dispensée aux enseignants pour leur permettre de prévenir, de repérer et de gérer les cas de harcèlement entre élèves n'a été suivie que par la moitié d'entre eux. Par ailleurs, les enseignements de base intègrent trop peu des notions comme l'empathie, le respect ou la bienveillance.

Le protocole d'intervention, lorsqu'il existe, est adapté par la direction de chaque établissement scolaire. La Cour des comptes a constaté qu'il était généralement peu évident, pour les enseignants, de signaler les cas de harcèlement. Trop de temps était souvent utilisé pour collecter les preuves, au détriment des victimes.

Les risques du numérique

La Cour des comptes a émis une série de recommandations visant à améliorer le dispositif. Elle propose notamment de renforcer la formation des enseignants, notamment concernant les risques liés au numérique. Un cas de harcèlement sur deux se poursuit en effet sur les réseaux sociaux, a rappelé Mme Terrier.

La Cour des comptes estime aussi qu'il faudrait donner au corps enseignant les outils pour leur apprendre à gérer des classes difficiles. Le suivi des cas de harcèlement doit être également amélioré, ainsi que les informations transmises aux différents acteurs. Le DIP a promis que les recommandations seraient appliquées.

Selon diverses études, on estime qu'entre 5% et 10% des élèves sont victimes de harcèlement de la part de leurs camarades. On retrouve à peu près les mêmes chiffres dans toute l'Europe, a souligné Mme Terrier. A Genève, un rapport du service de recherche en éducation (SRED) de 2013 montre que ce fléau touche 6% des élèves.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • jerome le 15.10.2019 14:43 Report dénoncer ce commentaire

    sed lex dura lex

    Le harcèlement est puni par la loi. Donc l enseignant détecte, l école averti l autorité des mineurs, les parents et on place le harceleur face a la loi. Mesures de travail général tous les mercredis après midi pour l élève et le samedi pour impliquer les parents. Basta !

  • Maj le 15.10.2019 15:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Alt

    Harceler à l'âge de 11 ans, j'en ai parler à mon professeur, qui savait déjà, et qui n'a rien fait et j'ai continuer a me faire harceler..Mais par la suite j'ai pris de l'assurance et j'ai régler mon problème tout seul. (Certain n'ont pas cette chance) Puis à 20 ans je suis aller revoir ce professeur, j'en avais des choses à lui dire.

  • John Mac le 15.10.2019 14:54 Report dénoncer ce commentaire

    Enseignants peu intéressés

    Seuls la moitié des enseignants ont suivi les formations ? Scandaleux. Ceci devrait être obligatoire. Car nombre d'enseignants négligent le problème ou minimisent les situations. Expérience faite : ce n'est que lorsque l'on menace de porter plainte que les choses bougent. Dommage de devoir en arriver là.

Les derniers commentaires

  • Véronique Monnet le 17.10.2019 16:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cayla

    Pas plus tard que cet après-midi, je passe devant le cycle de Cayla, où il y avait une activité sportive dans le préau et je vois deux garçons entrain d'en taper un autre au sol, je reste pour voir si ce n'était pas mon fils qui se faisait taper et ensuite je vois une prof à quelques mètres qui n'a pas bougé !!! Génial

  • Mendrisiotto le 17.10.2019 09:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ????????

    Il y a pas qu'à Genève que ce phénomène existe, Sur Vaud aussi, Circulez il y a rien voir N'est ce pas Mme Amarelle Gymnase d'yverdon ?????

  • Ilse le 16.10.2019 10:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    URGENCE

    Agir vite et fort et neutraliser le ou les responsables! Appeler la Police en cas de besoin sans attendre.

  • Olivia delore le 15.10.2019 21:42 Report dénoncer ce commentaire

    Honteux

    Honte aux enseignants... C'est très grave

  • Âne Rhylle le 15.10.2019 21:36 Report dénoncer ce commentaire

    Marre de la régression

    L'école enseigne mais n'éduque pas car cela n'est pas son rôle. Le sens éducation civic et civil, oui c'est dans leurs cordes. Mais... C'est aux parents de faire le nécessaire et s'ils sont incompétents qu'ils suivent des cours obligatoires. Et la diversité en place engage les parents d'autant plus. Et s'ils sont pas d'accord, couples suisses par mariage, par demande de nationalité peuvent retourner dans leur pays où ils fileront droit... car ils n'ont pas le choix dans le pays natal. Je suis gauchiste mais je refuse d'être nounous. Pour les parents suisses, amende salée chf 7-&000. Pas de vac