Genève

14 juillet 2014 22:35; Act: 15.07.2014 10:20 Print

Il avait frappé un avocat à coups de batte de baseball

par Julien Culet - En 2010, l’accusé s’était défoulé sur un cycliste qu’il venait de frôler en auto. Il écope finalement d’un sursis en appel.

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Jugé en février, l'accusé n'a été mis au courant du verdict qu'à la mi-juin. (Photo: Keystone)

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«Je voulais juste me défendre, même si je l’ai fait un peu violemment.» Jugé en appel en février, l’accusé natif d’Uruguay a reconnu s’être quelque peu emporté envers un avocat, le 29 novembre 2010. Alors qu’il circulait dans sa Smart sur la route de Malagnou, le prévenu a frôlé le juriste, qui était au guidon d’un vélo. Alors que l’automobiliste déposait une amie, le cycliste, alors âgé de 35 ans, est venu lui faire une remontrance.

Les deux hommes se sont alors copieusement insultés. Le prévenu dit avoir été giflé. Le quinquagénaire a alors vu rouge. Muni d’une batte de baseball rangée dans sa voiture, il a poursuivi l’avocat en courant et lui a assené trois coups dans les jambes. La victime s’en est tirée avec des hématomes. Au Tribunal correctionnel, le cogneur a affirmé avoir été pris d’une crise de panique. L’altercation aurait ravivé le souvenir d’une précédente agression. «Quelques mois auparavant, j’ai reçu 11 coups de tournevis au cours d’une querelle de voisinage», a-t-il témoigné.

Le verdict est tombé après une longue attente pour l’accusé. Il a été mis au courant de sa sentence mi-juin, quatre mois après son procès. Sa peine lui est favorable. Condamné à 30 mois de prison dont 6 mois ferme en 2012, il écope finalement de 24 mois pour tentative de lésions corporelles graves. Il bénéficie toutefois d’un sursis complet, comme il le souhaitait. «Mon client risquait de retourner en prison. Il a pu passer de mauvaises nuits en attendant, rapporte Me Roland Bugnon. Mon client a pris conscience de son geste excessif. Il était en proie à des émotions suite à l’agression au tournevis qu’il avait subi peu avant.»