Genève

25 juillet 2014 14:03; Act: 25.07.2014 14:12 Print

Il étrangle sa femme puis la noie

Un homme avait assassiné son épouse durant l'été 2012. Il a été renvoyé vendredi devant le Tribunal criminel.

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1er juillet 2012. Un homme de quarante ans se trouve dans l'appartement de son épouse, avec qui il est en instance de séparation. Leurs deux enfants, de 9 et 7 ans au moment des faits, sont avec eux. La situation dégénère. Le mari frappe sa femme et l'étrangle avec une ceinture pendant plusieurs minutes. Celle-ci se retrouve dans le coma.

Selon l'acte d'accusation, le meurtrier enroule ensuite le corps de la victime dans une couverture, puis l'a transporte dans un caddie jusque dans le coffre de son véhicule. Il dépose ses enfants dans un établissement public puis se rend sur les rives du Rhône, sur la commune de Vernier, afin d'y immerger le corps de son épouse. Celle-ci est décédée consécutivement à la strangulation, suivie par l'immersion.

En parallèle, le premier procureur Stéphane Grodecki, en charge de la procédure, reproche au prévenu d'avoir, à réitérées reprises, frappé tant son épouse que deux de ses enfants, et d'avoir proféré des injures et des menaces à l'encontre de sa femme durant plusieurs mois. En plus de l'assassinat (art. 112 CP), l'accusé est par conséquent également renvoyé en jugement pour lésions corporelles simples (art. 123 CP), violation du devoir d'assistance et d'éducation (art. 219 CP), injures (art. 177) et menaces (art. 180 CP).
Interpellé le 2 juillet 2012 à Bâle, le prévenu se trouve depuis lors en détention à la prison de Champ-Dollon. Il admet avoir tué son épouse, mais conteste le déroulement de l'assassinat tel qu'il est retenu par le Ministère public.
Pour avoir aidé l'auteur principal à se débarrasser du corps, et dissimuler ainsi un moyen de preuve, son ami est pour sa part renvoyé en jugement pour entrave à l'action pénale (art. 305 CP). Il conteste tous les faits qui lui sont reprochés.

(mag)