Usurpation

10 janvier 2011 17:53; Act: 10.01.2011 18:06 Print

Il veut un cours d’aïkido et trouve un site porno

Des noms de domaine sur internet se font détourner par des spécialistes en la matière. Un club d'art martial genevois en a fait l'expérience récemment.

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Le nom de domaine est resté le même, mais le contenu du site a quelque peu changé. (Photo: dr)

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«Je cherchais un stage d’aïkido dans la région de Soral. Je suis donc passé par la plateforme aikido.ch qui m’a ensuite redirigé sur un site à caractère pornographique. C’est quand même bizarre», s’étonne un lecteur. «Le lien vers la société sportive en question n’était plus valable, mais j’aurais dû vérifier», reconnaît, désolé, Valerio Gianascio, qui gère bénévolement le portail suisse de ce sport de combat.

Renseignement pris, le club de Soral a déménagé à Chêne-Bougeries. Le nom de domaine du site internet a donc changé et l’ancien a finalement été détourné par des spécialistes du genre dans le but de s’enrichir.

Vaud et Berne victimes de pareille arnaque

«Il y a un véritable business autour de ça, confirme Stéphane Koch, spécialiste des technologies de l’information. Dans la micro-seconde où le nom d’un site retombe dans le domaine public, des sociétés s’en emparent, changent le contenu et y placent de la pub.» Plusieurs institutions se sont ainsi faites avoir. Au début des années 2000, les deux adresses vd.com et vd.org renvoyaient vers des sites pornos.

En 2006, le département fédéral de la défense avait envoyé 35 000 tracts pour encourager les mineurs à servir sous les drapeaux. Mais l’adresse internet inscrite sur le flyer était celle d’une page de vente aux enchères d’articles sexy. «Pour se prémunir, il faut vraiment faire attention au renouvellement de son nom de domaine», conclut Stéphane Koch.

(tpi)