Genève

26 mars 2018 09:29; Act: 26.03.2018 11:19 Print

Ils la violent en sortant de boîte: 9 et 10 ans de prison

Deux agresseurs avaient croisé leur victime en sortant de la discothèque Ibiza, à Plainpalais. Deux ans plus tard, leur peine est lourde.

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Une Nicaraguayenne de 31 ans a témoigné la semaine passée devant la Cour d'assises de Haute-Savoie. En 2016, à la suite d’une soirée en discothèque, elle avait été violée par deux hommes, un Péruvien de 31 ans habitant Annemasse et un Nicaraguayen de 32 ans, vivant à Genève. Reconnus coupables de viols en réunion, ils écopent respectivement de 9 et 10 ans de prison, révèle la «Tribune de Genève».

Le 19 mars 2016, vers 13h, la victime avait été retrouvée dans les rues d'Annemasse, déambulant sans sous-vêtements, vêtue d'une veste et d'une paire de collants. Elle avait décidé de sortir cette nuit-là, laissant ses enfants à sa mère. Son choix s'est porté sur la discothèque Ibiza, à Plainpalais, qu'elle quitte à la fermeture après une soirée arrosée. Elle croise alors deux hommes, dont un Nicaraguayen qu'elle reconnaît. Il est ami avec l'oncle du fils de la victime. Elle embarque alors en voiture avec le duo pour rentrer chez elle, mais un détour les amène dans l'appartement du conducteur, à Annemasse.

«La soumission n'est pas synonyme d'acceptation»

Après quelques verres et de la cocaïne, la trentenaire, qui présentera notamment 1,89 gramme d'alcool dans le sang, perd connaissance ou «conscience de ce qui se passe», selon son avocat cité par la «Tribune de Genève». «Tout à coup, elle sent qu'on la pénètre», a ajouté Me Georges Rimondi.

Selon les agresseurs, la victime était aguicheuse et excitée. Mais des vidéos de la soirée montrent la jeune femme se faisant jeter sur le canapé, claquer et insulter. Les agresseurs la pénètrent alors qu'on l'entend dire «non» à plusieurs reprises. L'avocat de la victime a répété durant sa plaidoirie que «la soumission n'est pas synonyme d'acceptation», évoquant la passivité de sa cliente durant les faits. Cette dernière avait réussi à s'enfuir en se faufilant par une porte-fenêtre, secourue par des riverains puis par les pompiers et les policiers.

(lfe)