Genève

09 octobre 2016 17:07; Act: 09.10.2016 18:01 Print

Ils ont dormi et mangé jeu vidéo tout le week-end

par Julien Culet - Genève a accueilli durant trois jours son premier salon dédié au gaming. Tout était réuni pour que les participants aux tournois puissent vivre à Palexpo.

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«Un week-end comme ça c'est éprouvant. On dort bien le dimanche soir», témoigne Boris Mayencourt, président de l'association de gamers romands E-LVETS. Pendant trois jours ce week-end, le groupe de joueurs amateurs s'est confronté aux quelques 200 autres participants des tournois d'e-sport du Geneva Gaming Convention. Les plus acharnés ont vécu dans Palexpo jour et nuit. Salle de repos avec tatamis et canapés gonflables et six repas étaient compris dans les 119 francs d'inscription.

Un prix qui a pu faire grincer des dents sur les réseaux sociaux. «Nous avons fait le pari du all-inclusive, explique Romain Bodinier, chargé de la communication de la manifestation. Nous voulions que les participants mangent bien, dorment correctement et s'affrontent pour de grosses récompenses.» Ainsi, 15'000 fr. étaient à gagner entre les différents tournois, sans compter les lots en nature. De quoi motiver les joueurs, souvent très jeunes.

Nourris et logés

Alex, membre des E-LVETS âgé de 17 ans, apprécie l'organisation. «L'inscription est un peu chère mais elle en vaut la peine, juge le joueur de League of Legends. Tout est fourni. Et il y a moins de bordel que lorsque chacun vient avec sa nourriture.» Il y a en effet peu de paquets de chips ou de sandwiches entre les ordinateurs de compétition. A midi, les gamers ont eu droit à un vrai repas: du poulet au curry.

Les parties s’enchaînent avec des pauses d'une vingtaine de minutes pour prendre l'air, bouger, parler à d'autres personnes que ses coéquipiers. Beaucoup optent pour des boissons énergisantes pour être éveillés et concentrés. Car la nuit a été courte pour les plus courageux qui sont restés dans le centre d'expositions genevois. Mais pas de quoi effrayer les habitués. «J'ai dormi sous la table, ça va très bien, rapporte Thomas, 21 ans, qui a snobé la salle de repos. J'ai commencé les tournois il y a six ans dans des hangars. Il n'y a pas besoin d'avoir autant de services à disposition.»