Champ-Dollon

19 août 2010 22:33; Act: 19.08.2010 21:34 Print

Ils pourraient libérer un tiers des détenus

Le report de l’extension de Champ-Dollon excède les gardiens. Des actions coup de poing sont envisagées.

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Pour les gardiens de prison, le rejet des dossiers pour l’extension rapide de Champ-Dollon est «la goutte d’eau qui a fait déborder le vase».

Dénonçant depuis des mois des conditions de travail inadmissibles, les matons sont à bout. «Les promesses n’ont pas été tenues, tonnait jeudi Christian Antonietti, président de l’Union du personnel du corps de police (UPCP). La patronne du Département, Isabel Rochat, avait promis ces bâtiments provisoires pour septembre. On voit que ce ne sera pas le cas.»

A la fin de la semaine prochaine, l’UPCP se réunira en conclave pendant deux jours. La grogne des gardiens pourrait se traduire par des actions explosives. «Nous travaillons sur diverses mesures, confirme Christian Antonietti. Nous pourrions libérer les détenus qui purgent un ou deux jours, soit le tiers des prisonniers. L’autre possibilité est de fermer les portes et de refuser les nouveaux détenus.»

La construction de bâtiments provisoires est retardée suite au rejet, par le Canton, des dossiers déposés pour des raisons de coûts, délais et non-respect de conventions.

Parmi les trois sociétés ayant répondu à l’appel d’offres, Losinger SA assure respecter les conventions collectives de travail. «Nous avons sollicité une rencontre avec le Département des constructions», ajoute sa responsable de la communication. «Le budget estimatif du coût des travaux n’a pas été communiqué, dit-on chez EMEG. Notre offre a été établie sur un cahier des charges sans aucune possibilité de variantes.» La troisième entreprise, ARS Real Estate, n’a pas répondu à nos sollicitations.

(dti/mfl)