Petit-Saconnex

22 février 2020 08:52; Act: 22.02.2020 09:01 Print

Incertitudes sur le futur de la mosquée

Le secrétaire général de la Ligue islamique peine à trouver un repreneur pour le lieu de culte du Petit-Saconnex (GE).

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La mosquée du Petit-Saconnex à Genève. (Photo: Keystone)

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Le futur de la Mosquée du Petit-Saconnex (GE) est encore incertain. Annoncée en janvier, la scission entre le lieu de culte et la Fondation culturelle islamique n'est pas remise en question, mais le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale peine à trouver un repreneur satisfaisant.

«La scission de la mosquée du Petit-Saconnex – et de toutes les mosquées liées à la Ligue islamique mondiale – a été décidée une fois pour toutes. Nous ne reviendrons pas en arrière», déclare Mohammad Abdulkarim Alissa dans un entretien paru samedi dans la Tribune de Genève.

Pour le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, il n'est «pas question de céder ces lieux de culte à l'un ou l'autre courant idéologique et surtout pas à l'islam politique». A ce stade, il n'a toujours pas trouvé d'entité qui fasse l'affaire en Suisse.

Le Saoudien propose une autre option. Selon lui, la «Ligue islamique mondiale pourrait se séparer de la Fondation culturelle islamique de Genève, qui continuerait dès lors à gérer la mosquée du Petit-Saconnex». Elle devrait toutefois intégrer des non-musulmans dans le conseil de fondation, précise-t-il.

Imams locaux

La Fondation devra également entreprendre un gros travail de réflexion. Le secrétaire général veut que la Mosquée du Petit-Saconnex «inspire confiance à 100%». Il entend ouvrir l'institution «en invitant toutes les religions aux activités, en organisant des conférences, des séminaires, en dénonçant ouvertement l'islam politique». Il revendique aussi des imams locaux, formés dans le pays.

La Mosquée a été citée dans des affaires de radicalisation. Un projet d'attentat contre les citernes de Vernier (GE), révélé récemment par Le Temps, aurait été préparé par un Genevois actif au sein de cette mosquée. Fin 2017, quatre employés de la mosquée, tous fichés S en France, avaient notamment été licenciés puis la direction changée.

Pour rappel, la construction de la mosquée du Petit-Saconnex a été financée par l'Arabie saoudite. Elle est gérée par la Fondation culturelle islamique qui est sous la tutelle de la Ligue islamique mondiale. L'édifice, qui appartient toujours à l'Arabie saoudite, a été inauguré en 1978 par le roi saoudien Khaled bin Abdulaziz.

(nxp/ats)