Genève

15 mai 2019 13:21; Act: 16.05.2019 13:14 Print

L'initiative sur la mobilité douce «loin du compte»

Il y a 8 ans, le peuple acceptait l'IN144 pour un réseau continu de pistes cyclables. Le projet n'est pas encore totalement réalisé, déplorent ses partisans.

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Au spray orange, ils taguent devant l'entrée du Département cantonal des infrastructures un 8; soit le nombre d'années passées, jour pour jour, depuis le «oui» des Genevois à l’initiative 144 pour une mobilité douce. À y regarder de plus près, le dessin comporte aussi un point d'interrogation. Une façon pour les partisans du texte, adopté à l'époque par 50,3% des votants, de dire qu'ils trouvent le temps long et qu'ils se posent des questions.

«Certes, des mesure ont été prises. Mais alors que l’initiative demandait un réseau continu de pistes cyclables, ce n'est toujours pas le cas, et de loin», regrette Thibault Schneeberger, co-secrétaire pour la Suisse romande d'Actif-Trafic, l’association à l'origine du texte. La discontinuité reste la règle.» Le militant relève aussi le manque de financements pour certains aménagements et insiste sur le besoin de supprimer des places extérieures de parking pour autos, afin de construire des pistes cyclables. Le projet impliquait également des aménagements pour les piétons. Là encore, les promoteurs de l'IN144 estiment qu'il reste du pain sur la planche, notamment en matière de sécurisation des trajets.

Président de Pro Vélo, Alfonso Gomez estime que l'opinion publique a clairement évolué en faveur de la mobilité douce. Il en veut pour preuve la réalisation de la voie verte le long du CEVA, des pistes cyclables très utilisées et plusieurs scrutins favorables aux déplacements non polluants. Mais concernant le texte de 2011, «on est loin du compte. Le monde politique doit se mettre au diapason de la volonté populaire».

(dra)