Genève

04 février 2019 14:25; Act: 04.02.2019 14:26 Print

L'Etat dénoncé pour un cas de sous-enchère salariale

Unia fustige les conditions de travail des nettoyeurs d'une société privée, qui opère dans des bâtiments de l'administration cantonale.

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(Photo: Keystone/AP/Michael Sohn)

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Le syndicat Unia a dénoncé lundi les conditions de travail de nettoyeurs s'occupant de l'entretien de locaux de l'Etat de Genève. Ces employés, salariés d'une entreprise privée, ne sont pas rémunérés pour le travail de nuit qu'ils effectuent, estime Unia.
Les employés commencent leur tâche à 05h00 du matin. Or, en Suisse, le travail de jour ne débute qu'à 06h00 du matin. La loi prévoit la possibilité de décaler d'une heure cet horaire, mais sous certaines conditions. Les travailleurs doivent notamment donner leur accord à ce changement.

Dans le cas qui a été mis en lumière par le syndicat Unia, les nettoyeurs n'ont pas eu leur mot à dire. L'entreprise a fait commencer son horaire de jour à 05h00 du matin sans aucune consultation, a déploré la secrétaire syndicale d'Unia Camila Aros. Cette situation dure depuis 2012.

Le travail de nuit étant mieux rémunéré, les employés qui travaillent ou ont travaillé dans ces conditions réclament des arriérés de salaire. Le Conseil d'Etat genevois a été alerté par Unia. La grande argentière du canton Nathalie Fontanet a été sollicitée, mais n'a pas répondu pour le moment.

Ce n'est pas la première fois que les syndicats dénoncent les conditions de travail des nettoyeurs qui s'occupent de l'entretien des bâtiments publics ou d'établissements semi-publics. Les syndicats regrettent que ces tâches de nettoyage aient été privatisées. Ils réclament leur réintégration au sein de l'Etat.

(ats)