Genève

14 mai 2019 15:25; Act: 15.05.2019 09:24 Print

L'UDC veut une flotte TPG 100% électrique

par Lucie Fehlbaum - Le parti veut ouvrir un crédit de 280 millions de francs pour convertir les bus diesel en véhicules électriques.

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Le bus TOSA est 100% électrique. L'UDC souhaite que la flotte des TPG soit débarrassée des véhicules diesel. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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«C'est un crédit à la hauteur de nos ambitions», affirme Stéphane Florey, député UDC au Grand Conseil. Le parti agrarien nourrit en effet de grandes espérances avec le projet de loi qu'il a déposé mardi matin. Il demande un crédit de 278'400'000 francs pour remplacer les bus diesel des TPG par des véhicules électriques. Une soudaine poussée écologiste qui étonne, le parti s'étant notamment opposé au CEVA ou à l'initiative 144 «Pour la mobilité douce». Mais il a désormais pris la mesure de «l'agitation positive» qui règne autour de la question climatique et propose une «mesure concrète».

«Mesure faisable»

L'UDC-Genève a compté 232 bus TPG fonctionnant encore au diesel. Il a multiplié ce chiffre avec le prix d'un bus TOSA (1,2 million de francs) pour estimer le coût de son texte. «C'est un prix maximum, souligne Stéphane Florey, qui exerce le métier de chauffeur de bus. Quand on achète 232 véhicules, on bénéficie d'un prix de gros. Et les bus diesel étant en bon état, nous souhaitons les revendre à d'autres entreprises.» Par ailleurs, «le TOSA était notre modèle mais nous sommes ouverts à d'autres marques», précise l'élu.

Pour le député Vert Pierre Eckert, la mesure «a du sens. Elle est faisable. Mais je ne suis pas sûr que les TPG soient ceux qui polluent le plus à Genève, et l'UDC ne s'est jamais tellement engagée contre le transport motorisé individuel. Tout est question de cohérence.» Alexandre de Senarclens, député PLR et membre de la commission des transports, est «favorable, sur le principe, à des bus plus verts et à la lutte contre la pollution. Mais les TPG ont d'énormes investissements devant eux. Changer leur gamme coûterait très cher et ils devraient décider d'un plan de financement.»

Gagner du temps

La profession du député Stéphane Florey et la position de Céline Amaudruz, conseillère nationale UDC et membre du conseil d'administration des TPG, sont «une force» pour le parti. «Nous connaissons d'autant mieux les besoins liés à la régie et réfléchissons à des solutions adéquates», estime l'élue nationale. Le parti agrarien se positionne donc pour devancer le plan directeur des TPG, qui fait mention d'une conversion énergétique en 2030. «Si nous obtenons nos véhicules, grâce à ce crédit, en 2027, nous gagnerions trois précieuses années», estime la section cantonale de l'UDC.