Genève

27 octobre 2015 08:14; Act: 27.10.2015 10:37 Print

L'Usine, enjeu d'un combat politique entre Ville et Etat

Tout oppose Municipalité et Canton sur le fonctionnement du centre culturel alternatif. En Ville, la droite veut faire payer les déprédations de ce week-end. L'Usine prépare une pétition.

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(Photo: Keystone/Martial Trezzini)

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Le sort de l'Usine, haut lieu de la culture alternative genevoise, déchire les autorités du bout du lac. La manifestation du week-end dernier en faveur du centre autogéré, qui s'est achevée par des déprédations, a encore crispé les positions entre Ville de Genève et Département cantonal de la sécurité et de l'économie (DSE).

Ce dernier exige depuis des mois une autorisation pour chacune des cinq buvettes de l'Usine. Le Département municipal de la culture, lui, martèle ce mardi dans la Tribune de Genève qu'il ne veut pas changer le modèle en vigueur depuis 25 ans, soit une autorisation globale pour une structure unique qui accueille plusieurs associations.

Mais en Ville, il n'y a pas unanimité sur le sujet. Après les débordements (tags et graffitis - parfois injurieux - sur les vitrines et les murs auraient causé pour plusieurs milliers de francs de dégâts) en marge du cortège qui entendait dénoncer l'intransigeance du conseiller d'Etat Pierre Maudet, la droite est particulièrement remontée. Elle devrait demander ce mardi soir au conseil municipal que le montant des dégâts soit retenu sur les fonds alloués au centre alternatif. De son côté, l'Usine devrait bientôt déposer une pétition au Conseil d'Etat et assure qu'elle poursuivra son combat pour préserver son mode de fonctionnement.

Une enquête est en cours sur les déprédations de ce week-end. Le DSE rappelle que la manifestation n'était pas autorisée.

(dra)