Genève

23 avril 2014 09:12; Act: 23.04.2014 17:59 Print

L'Usine à nouveau sous la menace de fermeture

Le centre culturel alternatif a jusqu'à la fin du mois pour répondre aux exigences du Service cantonal du commerce. Sans quoi il risquerait de devoir mettre la clé sous la porte.

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Le festival a accueilli plus de 19000 festivaliers ce week-end, lors de l'Electron. (Photo: Gabriel Asper)

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L'établissement doit se mettre en conformité avec les lois sur les débits de boissons et les spectacles dans les plus brefs délais. Il doit aussi prouver qu'il respecte les normes en matière de sécurité et de bruit, relèvent la «Tribune de Genève» et la RTS. Le Service du commerce a répété ses exigences la semaine passée. L'Usine est aussi sommée de déposer une autorisation d'exploitation pour chacun de ses espaces (trois salles de concert, le cinéma et le théâtre). Soit cinq papiers au lieu d'un seul, comme actuellement. Le délai est fixé à la fin du mois. Sans autorisation, le bastion de la culture alternative genevoise risque la fermeture administrative.

Pour le centre culturel, ces demandes vont à l'encontre de son fonctionnement. «L'administration veut que nous modifions notre proposition pour rentrer dans ses cases, a déploré Clément Demaurex, de l'Usine. Elle a changé sa pratique et a décidé que notre autorisation n'était plus valable. Une grosse pression pèse sur nous». Le jeune homme aimerait que la pluralité du lieu soit prise en compte. «Ces cinq autorisations sont requises par la Loi sur la restauration, le débit de boisson et l'hôtellerie, a pour sa part expliqué Emmanuelle Lo Verso, du Département de la sécurité. On ne peut pas se permettre d'accorder des passes-droit». Elle indique qu'il y aura encore des discussions, car l'Etat ne souhaite pas la fermeture de ce lieu, «important pour l'offre culturelle à Genève».

L'Usine n’en peut plus d’encaisser les coups portés par les autorités. Elle a annoncé qu'il lui serait impossible de répondre aux exigences du canton dans les délais impartis, et qu'elle refusait d'être divisée en cinq. Cette affaire suit trois ans de négociations sur la mise en conformité du lieu.

(mag)