Genève

09 décembre 2008 14:43; Act: 09.12.2008 23:29 Print

L'Usine en a marre d'être attaquée

Haut lieu de la culture alternative à Genève, l'Usine en a marre d'être montrée du doigt à chaque fois que des problèmes surgissent dans son périmètre.

Une faute?

«Nous ne sommes pas dans une zone de non-droit», ont rappelé mardi ses responsables.

Ces derniers ont dénoncé le comportement de certains voisins qui accusent l'Usine de tous les maux et demandent à ce qu'elle migre sous d'autres cieux. «Nous n'encourageons pas le trafic de drogue, nous le réprouvons totalement», ont-t-il insisté.

Une médiation a été mise en place par la Ville pour aplanir les différends et une large partie des habitants du quartier y a pris part. Depuis, la voirie met les bouchées doubles pour nettoyer le périmètre et la police se montre plus présente en fin de journée.

La scène alternative rétrécit

La disparition d'autres lieux alternatifs à Genève complique cependant la tâche de l'Usine. La fréquentation du bâtiment de la place des Volontaires est en hausse. Des gens doivent être refoulés et les actes de violence deviennent plus courants.

Pour remédier à cette situation, les responsables de l'Usine réclament l'ouverture d'autres lieux alternatifs. Ils en appellent notamment à l'Etat, qui se montre, selon eux, particulièrement frileux sur ce dossier.

Ils demandent aussi l'installation d'un meilleur éclairage pour lutter contre le sentiment d'insécurité. Selon les représentants de l'Usine, le quartier est laissé à l'abandon et des efforts devraient être entrepris pour le rendre plus chaleureux.

(ats)