Genève

14 janvier 2020 16:54; Act: 14.01.2020 17:10 Print

L'accueil de nuit pour les SDF sauvé in extremis

par Jérôme Faas - Le Canton, la Ville et l'Association des communes genevoises ont trouvé une solution pour éviter la fermeture de quatre «sleep-in».

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L'église protestante a mis à disposition plusieurs temples pour accueillir des sleep-in. (Photo: Keystone)

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Les «sleep-in» mis à disposition des sans-abris sont sauvés - du moins temporairement. Quatre de ces six lieux d'accueil de nuit ouverts en juillet par le Collectif d'associations pour l'urgence sociale (CausE) devaient fermer leurs portes le 31 janvier, faute de financement suffisant pour payer les travailleurs sociaux. Seuls deux devaient survivre: l'un destiné aux femmes, l'autre aux toxicomanes. Les autres, qui offraient 120 places, paraissaient condamnés. Mais ce mardi, une solution a été trouvée par le Canton, la Ville de Genève, l'Association des communes genevoises (ACG) et CausE, réunis à l'initiative du conseiller d'Etat Thierry Apothéloz (PS), chargé du Social.

Le collectif d'associations, subventionné par la Ville de Genève, devrait obtenir le droit d'utiliser en quatre mois, soit jusqu'à la fin du mois d'avril, l'argent qui lui était alloué pour toute l'année. Le Conseil administratif doit encore formellement valider cette option. Autrement dit, la survie des six sleep-in est assurée jusqu'au printemps, mais après, il ne restera plus un sou.

D'où le deuxième volet de l'opération sauvetage. Thierry Apothéloz entend déposer un projet de loi devant le Grand Conseil afin de régler la compétence des uns et des autres en matière de financement de l'hébergement d'urgence. Dans son esprit, cette tâche revient aux communes, et c'est à l'ACG d'orchestrer leur participation. Le conseiller d'Etat est persuadé qu'un tel projet peut être très rapidement voté. «Je compte que les députés prennent conscience de l'urgence.» Il se dit par ailleurs favorable à ce que le Canton mette temporairement la main à la poche -sous réserve de l'approbation du Conseil d'Etat, jusqu'à ce que le nouveau dispositif ait émergé; et il affirme chercher des fonds externes, tout comme le collectif d'associations.