Carouge (GE)

07 juillet 2014 07:44; Act: 07.07.2014 08:27 Print

L’administration ballotte des élèves en difficulté

Des classes ont fermé de manière abrupte. Critiqué, l’Etat reconnaît un manque d’anticipation.

storybild

Les petits seront scolarisés dans d'autres communes. (Photo: AFP/Philippe Huguen)

Une faute?

Dix écoliers vont être privés d’une rentrée 2014-2015 avec leurs copains. Les trois classes qui accueillaient les enfants confrontés à des difficultés d’apprentissage de l’école primaire Jacques-Dalphin ne seront pas reconduites l’année prochaine. Ainsi en a décidé unilatéralement l’Office médico-pédagogique (OMP).

Les élèves, pour qui une certaine stabilité est nécessaire, seront répartis dans trois autres écoles du canton, occasionnant un stress supplémentaire. «Nous espérons que cette décision a été prise pour le bien des enfants et pas dans un seul souci d’économies», lance Isabelle Pasquier, vice-présidente de l’association des parents d’élèves de l’école, qui oeuvre à l’amélioration de l’accompagnement des enfants et des parents concernés. Dans l’entourage de l’école, le ton est plus virulent: «Il s’agit d’une pure décision administrative, sans vision pédagogique.»

«Cette réorganisation fait sens», rétorque le Département de l’instruction publique, dont dépend l’OMP. Le trop faible nombre d’inscriptions pour l’année prochaine ne justifiait pas le maintien de 24 places pour seulement dix enfants.

L’Etat reconnaît toutefois une situation problématique: «Ce cas est emblématique du manque d’anticipation de l’OMP, qui s’explique par une charge de travail très importante. Les décisions sont prises en urgence et avec un accompagnement qui fait défaut.» Symbole de ces griefs: les enfants ont été informés avant leurs parents de la fermeture des classes spécialisées. L’exemple carougeois conforte ainsi les autorités dans leur volonté de repenser entièrement le fonctionnement de l’OMP
dès la rentrée.

(tpi)