Cointrin (GE)

10 décembre 2019 17:57; Act: 10.12.2019 17:58 Print

L'aéroport de Genève teste la reconnaissance faciale

La plateforme aéroportuaire expérimente depuis jeudi le contrôle automatisé à la frontière. Deux guérites seront testées pendant un an.

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Le système de contrôle automatique (ici à Kloten) fonctionne en Allemagne, en France ou en Belgique. (Photo: Keystone/Ennio Leanza)

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Introduits à l'aéroport de Zurich en 2017, les contrôles automatisés de passeports avec reconnaissance faciale débarquent au bout du lac. Depuis jeudi dernier, deux machines sont en service pour un test aux arrivées de l'aéroport de Genève.

En pratique, les voyageurs déposent leur passeport biométrique ou électronique sur le lecteur d'un portique automatique et pénètrent ensuite dans un sas. Une caméra effectue alors la reconnaissance faciale, pendant que le système interroge les banques de données des systèmes d'informations suisses et internationaux.

Sur une base volontaire

Une fois le feu vert de la machine obtenu, le portillon s'ouvre et laisse passer les passagers. L'opération dure de 12 à 14 secondes. En cas d'anomalie détectée, un garde-frontière est mobilisé. Les données enregistrées sont effacées systématiquement, une fois le contrôle effectué. Celui-ci se fait sur la base du volontariat, précise Genève Aéroport.

Suisses et ressortissants européens en possession d'un passeport biométrique ou électronique âgés de plus de 18 ans peuvent utiliser ces deux guérites. Les autres passagers doivent emprunter les guichets habituels.

Treize machines fin 2020

Mené par la plateforme aéroportuaire en collaboration avec l'Administration fédérale des douanes, ce projet pilote durera une année. Il a pour but d'offrir aux passagers la possibilité de «passer la frontière plus rapidement et de manière autonome», ainsi que de permettre aux gardes-frontière de «maintenir des contrôles efficaces même en période de flux», indique Genève Aéroport.

A la fin de la phase d'essai, treize guérites automatiques seront installées dans la future Aile Est, soit huit à l'arrivée et cinq au départ. Le bâtiment devrait être opérationnel en décembre 2020.


(leo)