Genève

18 octobre 2019 10:39; Act: 18.10.2019 13:40 Print

L'antispéciste en prison sera bientôt libéré

Incarcéré à Champ-Dollon, un antispéciste accusé de sabotage devra être relâché. Le TF ordonne des mesures de substitution.

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Des militants avaient manifesté en juin devant le bâtiment du Ministère public genevois pour réclamer la libération de l'antispéciste emprisonné depuis décembre à Champ-Dollon. (Photo: Keystone)

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Le Tribunal fédéral a ordonné la mise en place de mesures de substitution à la détention d'un antispéciste, soupçonné d'avoir participé à plusieurs actes de vandalisme, a annoncé jeudi soir son avocat. L'activiste est en détention provisoire depuis plus de dix mois.

Le tribunal de police doit exécuter «dans les plus brefs délais» ces mesures substitutives et libérer le suspect de la prison de Champ-Dollon, a précisé Olivier Peter, l'avocat du prévenu. En principe, cette libération pourrait intervenir lundi prochain, a-t-il précisé.

Le militant antispéciste est accusé d'avoir participé à 17 actions «de sabotage», dont des caillassages et des taggages de vitrines de boucherie à Genève et à Nyon (VD), des dégradations dans l'abattoir de Perly (GE) et des attaques de locaux liés à l'expérimentation animale dans le canton de Fribourg.

L'essentiel des actes sera contesté et «nous plaiderons de nombreux acquittements», a souligné Olivier Peter. L'activiste antispéciste se trouve en prison depuis le 1er décembre. Sa détention provisoire a été prolongée à deux reprises par la justice genevoise, dont la dernière fois fin août.

La justice genevoise avait estimé impossible de libérer le prévenu en raison des risques de récidive qu'il présentait, a expliqué Olivier Peter. Le militant a des antécédents, mais uniquement pour des dommages à la propriété. Jamais il n'a commis de violence envers des personnes. Pour l'avocat, la justice s'acharne sur son client.

Le procès de l'activiste antispéciste est prévu le 6 novembre prochain devant le Tribunal de police de Genève. Il s'assoira sur le banc des accusés à côté d'un autre militant, qui, contrairement à lui, n'a pas été placé en détention préventive. Deux ou trois autres personnes seront aussi jugées pour des actes accessoires.

(nxp/ats)