Acacias (GE)

29 décembre 2011 07:00; Act: 28.12.2011 16:57 Print

L’avenir culturel de l’usine Sicli se précise

Le bâtiment acquis par l’Etat de Genève est à la recherche d’une identité pour son futur. Pour les acteurs du monde alternatif, elle se profile plutôt «bling bling».

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L'Usine Sicli a été achetée 7 millions de francs par l'Etat. (Photo: dr)

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Genève manque d’espaces culturels du type de celui de L’Usine. Le constat fait par les Etats généraux de la nuit est clair. Mais les 1500 m2 de l’usine d’extincteurs Sicli, achetée 7 millions par l’Etat l’été dernier, risquent fort d’être dévolus à une autre forme de culture. Celle qu’un acteur du monde alternatif qualifie de «bling bling».

Selon nos informations, on s’achemine en effet vers un lieu d’exposition dans le domaine du design et de l’architecture pour le rez-de-chaussée. Le sous-sol sera dévolu, après travaux, à des activités nocturnes. Lesquelles? «Aucune piste n’est écartée, confie Pierre-Alain Girard, responsable du dossier au Département des constructions. Des appels à projets seront lancés sous peu».

Afin toutefois de définir les grandes lignes, un groupe de travail a été créé autour de Sicli. L’un de ses membres, le député Frédéric Hohl, imagine que «le sous-sol doit être un bar de nuit accueillant, qui propose du clubbing et des petits concerts. Le tout à des prix abordables».

Une éventualité qui séduit fortement les responsables du MàD. «Nous sommes évidemment très intéressés, réagit Catherine Armand, responsable de la communication du lieu. Comme nous devons quitter nos locaux actuels en juin prochain, ce serait parfait». A noter que, justement, une réunion est programmée entre l’Etat, la Ville et le MàD le 12 janvier prochain...

(dti/sha)