Canton de Genève

19 octobre 2019 07:43; Act: 19.10.2019 07:56 Print

L'école genevoise n'est pas «une zone de non-droit»

La ministre de l'instruction publique Anne Emery-Torracinta s'est exprimée sur l'agression de deux enseignants dans une école à Vernier.

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(Photo: Keystone)

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L'école n'est pas devenue une «zone de non-droit», assure la cheffe du Département genevois de l'instruction publique, après l'agression de deux enseignants dans une école à Vernier (GE). Selon elle, l'école a immédiatement pris des mesures pour protéger les enseignants.

«La brigade des mineurs est [...] intervenue pour briser le silence et tenter de déterminer les responsabilités», explique Anne Emery-Torracinta dans un entretien diffusé samedi par «La Tribune de Genève». Selon le journal, des élèves ont lancé une pierre sur une enseignante et agressé un autre enseignant.

«De tels actes sont totalement inacceptables» pour la ministre socialiste. Outre l'intervention de la police au cycle d'orientation du Renard, «des contacts réguliers» sont, selon elle, échangés avec la commune et les travailleurs sociaux.

Elèves transférés

Elle entend développer en outre une «task force départementale», qui permettra «d'échanger davantage sur les expériences entre cycles, sur les mesures préventives à mettre en place et les leçons à tirer».

Dans l'immédiat, des mesures vont être prises à l'encontre du «petit groupe d'élèves organisés en bande» et impliqués dans les agressions. Deux d'entre eux «seront transférés dans d'autres établissements ou structures», précise Anne Emery-Torracinta.

La ministre rappelle que les cas de violence ne concernent qu'«une poignée d'élèves». Et «les chiffres ne montrent pas une amplification des actes de violence», ajoute-t-elle. «En revanche, il semble que les cas deviennent plus extrêmes, à l'image de la pierre lancée sur une enseignante».

(nxp/ats)