Ville de Genève

01 avril 2019 20:06; Act: 01.04.2019 20:06 Print

La Ville digitalise ses parcs et ses «fabuleux arbres»

par David Ramseyer - Une nouvelle application permet de découvrir le patrimoine arboricole de la ville, mais aussi de trouver des places de jeux et des WC.

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«Nous sommes une des villes les plus vertes d'Europe», se félicite le conseiller administratif Guillaume Barazzone, chargé du Département de l’environnement urbain. D'où l'envie de la municipalité de mieux faire connaître les 52 parcs et promenades, ainsi que le «fabuleux patrimoine arboré» de la commune, dixit le magistrat. Celle-ci vient de mettre en ligne une toute nouvelle application, gratuite.

Après géolocalisation, «Parcs Genève» fait apparaître sur l'écran les arbres remarquables à proximité du curieux qui consulte son smartphone. Une photo et surtout un texte, rédigé par des botanistes, informe sur un feuillu «aux quarante écus», qui peut vivre 4000 ans et résiste à la pollution, ou sur un cyprès méditerranéen qui fait fuir les mites. Environ 300 arbres singuliers sont ainsi référencés dans les zones vertes de la cité de Calvin: des essences rares y côtoient des épineux centenaires.

Indiens Cherokee et haricots

Les explications accolées aux photos de l'application - qui a été conçue par les services informatiques de la Ville avec le concours du Jardin botanique - ont été pensées pour susciter l'intérêt du public au fil des saisons. Elles insistent par exemple sur la couleur des feuilles ou la floraison, à certaines époques de l'année. «On espère ainsi que les gens reviennent plusieurs fois par an dans les parcs, résume Pascal Martin, adjoint scientifique au Jardin botanique et coauteur des textes. Nous voulons faire lever la tête aux promeneurs.»

En plus d'informations scientifiques, les écrits mettent souvent en avant les particularités, parfois surprenantes, des végétaux recensés: «Le Catalpa, par exemple, tire son nom de la langue des Indiens d'Amérique Cherokee, expose Pascal Martinet. Ce mot signifie «haricot», en référence à la forme de ses longs fruits.» Il y a aussi les Cèdres du Liban, plantés vers 1770, ce qui en font parmi les arbres les plus anciens du canton.

Un projet pilote

L’application ne se résume cependant pas aux richesses arborées des parcs. Son objectif est aussi serviciel. Elle recense ainsi les places de jeux pour les enfants, les pataugeoires, les espaces réservés aux chiens, les WC, ainsi que les postes de police les plus proches et les zones wifi.

«Parcs Genève» est en réalité un projet pilote. Une application plus complète est prévue, in fine. Elle inclurait notamment les musées, les crèches ou encore la voirie. «Ce n'est qu'un début, confirme Guillaume Barazzone. L'administration doit se moderniser et fournir davantage de contenu digitalisé à la population, pour gagner en efficacité et simplifier la vie des habitants».