Genève

30 septembre 2016 09:29; Act: 30.09.2016 12:30 Print

La dernière relève de garde du capitaine Feuardent

Le numéro 2 des pompiers genevois prend sa retraite ce vendredi, après près de trente ans passés au service de la population. Ses collègues lui ont rendu un hommage ému.

La dernière prise de garde du capitaine Marc Feuardent. (Vidéo: 20 Minutes)
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«J’ai choisi ma profession, mais pas mon nom.» Non, malgré les apparences, Marc Feuardent n’était pas prédestiné à devenir pompier. C’est un irrépressible besoin d’action, après une formation d’horloger, qui l’a poussé à intégrer le Service d’incendie et de secours de Genève, en 1988. Vendredi, après «4000 ou 5000 interventions», il était l’heure de raccrocher la lance à eau.

Réunis dans la caserne de la rue des Bains, une centaine de soldats du feu ont salué une dernière fois leur capitaine, lors de la prise de garde. Soudés, humbles, solidaires, comme toujours, ils serrent la main de l’officier. Une cornemuse joue «Ce n’est qu’un au revoir»; les poils se mettent au garde-à-vous, certaines gorges se nouent. Puis, l’alarme retentit. Il faut partir, quelqu’un a besoin d’eux. Pour les pompiers, la priorité, c’est être là pour l’autre. Comme toujours.

Marc Feuardent, lui, peut souffler et commencer à organiser ses journées de jeune retraité. Elles seront rythmées de parties de pêche à la mouche. Il compte aussi se lancer dans l’apiculture. Au moment de se retourner sur sa carrière, ému, il n’a pas envie d’évoquer les interventions qui l’ont marqué: «Celles dont on se souvient sont les plus pénibles.» En revanche, il gardera avec lui le sourire, le regard, les «mercis» de toutes ces personnes dont il a pu apaiser la peine.

(tpi)