Police genevoise

30 août 2010 14:19; Act: 30.08.2010 14:35 Print

La police informatisée n'est pas plus efficace

A Genève, l'application informatique de conduite opérationnelle du personnel de police (COPP) a connu des ratés au sein de la police judiciaire.

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Le logiciel COPP a des défauts, comme sa lenteur ou son ergonomie peu pratique. (Photo: Keystone)

Une faute?

Alors qu'il aurait dû faciliter la tâche pour gérer au mieux l'effectif policier, l'application informatique de conduite opérationnelle du personnel de police (COPP) l'a en réalité compliquée.

L'application COPP au sein de la police judiciaire pourrait être comparée «à une usine à gaz administrative», a résumé devant la presse Stanislas Zuin, magistrat titulaire à la Cour des comptes. Ce fonctionnement chaotique a eu notamment pour conséquence des erreurs dans le calcul des salaires des policiers.

Le logiciel a des défauts comme sa lenteur ou son ergonomie peu pratique. «Il faut 18 manipulations distinctes pour planifier la journée de travail d'une personne», a souligné M.Zuin. Le syndicat de la police judiciaire a alerté sa hiérarchie, avant de s'adresser à la Cour des comptes faute d'obtenir une réponse satisfaisante.

Pas de règles unifiées

Pourtant, l'application COPP tourne a peu près correctement au sein de la gendarmerie et de la police de la sécurité internationale (PSI). Contrairement aux deux autres corps, la police judiciaire est organisée par brigades, et chacune de ces brigades avait une interprétation différente pour les indemnités, a expliqué M.Zuin.

Chaque brigade a ainsi entré ses données dans le logiciel en fonction de son interprétation des ordres de service. Le résultat a été que parfois, pour un même travail, un policier touchait une rémunération différente de son collègue. Ces erreurs dans les bulletins de salaire ont duré de 2007 au printemps 2010.

Ce flou dans l'organisation est à mettre sur le compte de la hiérarchie de la police et de l'assistance informatique, qui n'ont pas fait leur travail,a relevé M.Zuin. La situation est en train de changer. Le service du personnel de l'Etat «a repris la main», et la politique en matière d'indemnités a été clarifiée.

(ats)