Genève

25 février 2019 15:52; Act: 25.02.2019 16:05 Print

La sous-traitance aux TPG effraie les syndicats

Si le Parlement vote une loi autorisant plus de sous-traitance qu'actuellement, le SEV et le SIT lanceront un référendum.

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Une loi portant sur le volume de sous-traitance autorisé aux TPG sera soumise au Grand Conseil cette semaine. (Photo: Keystone)

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Les syndicats SEV et SIT ne veulent pas entendre parler d'un projet de loi qui vise à augmenter la sous-traitance au sein des Transports publics genevois (TPG). Si le texte est voté par le Grand Conseil genevois cette semaine, ils lanceront un référendum, ont-ils annoncé lundi.

Actuellement, la loi interdit aux TPG de sous-traiter plus de 10% de leur volume d'affaires. La nouvelle loi prévoit un relèvement de la limite à 15%, a expliqué Valérie Solano, secrétaire syndicale au SEV (Syndicat du personnel des transports). Or, les syndicats s'offusquent des effets pervers de la sous-traitance.

Peu de progression salariale

Certes, les lignes exploitées en sous-traitance permettent des économies, mais celles-ci sont réalisées au détriment des conditions de travail des chauffeurs. Les salaires des employés sous-traités, fixés par des directives fédérales, ne connaissent que très peu d'évolutions selon l'ancienneté, a souligné Valérie Solano.

Aux TPG, en revanche, une grille salariale est en place. Elle est beaucoup plus avantageuse pour les chauffeurs en fonction des années d'expérience. Les employés travaillant pour des sous-traitants ont aussi de moins bonnes conditions en matière de lieux de pause, d'organisation des horaires et de plages de travail.

Quatre entreprises en concurrence

La loi soumise au Grand Conseil ne concerne que les sous-traitants ayant un siège en Suisse. Quatre entreprises se disputent actuellement le marché. Les sociétés françaises qui travaillent pour les TPG doivent, pour leur part, respecter des règles édictées par des groupements locaux de coopération transfrontalière.

(ats)