Genève

23 janvier 2020 17:44; Act: 24.01.2020 07:14 Print

Le foyer pour migrants mineurs ouvre ses portes

Une visite du foyer destiné aux migrant mineurs non-accompagnés a été organisée jeudi, tandis que le Collectif qui lutte pour leur cause occupe le Grütli.

Voir le diaporama en grand »
Un panneau qui indique le foyer SeyMNAz, à Thonêx près de Genève. Ouverte en novembre dernier, cette structure novatrice accueille des jeunes en situation de vulnérabilité. Gérée par une équipe de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ), le foyer héberge actuellement une vingtaine de mineurs non accompagnés. (KEYSTONE/Martial Trezzini) La villa du foyer SeyMNAz, foyer d'accueil pour mineurs non accompagnés. Ouverte en novembre dernier, cette structure novatrice accueille des jeunes en situation de vulnérabilité. Gérée par une équipe de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ), le foyer héberge actuellement une vingtaine de mineurs non accompagnés. (KEYSTONE/Martial Trezzini)artial Trezzini) Une paire de basket d'un résident, lors d'une visite du foyer d'accueil SeyMNAz pour mineurs non accompagnés. Ouverte en novembre dernier, cette structure novatrice accueille des jeunes en situation de vulnérabilité. Gérée par une équipe de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ), le foyer héberge actuellement une vingtaine de mineurs non accompagnés. (KEYSTONE/Martial Trezzini) Un résidente nettoie sa chambre, lors d'une visite du foyer d'accueil SeyMNAz pour mineurs non accompagnés, à Thônex. Ouverte en novembre dernier, cette structure novatrice accueille des jeunes en situation de vulnérabilité. Gérée par une équipe de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ), le foyer héberge actuellement une vingtaine de mineurs non accompagnés. (KEYSTONE/Martial Trezzini) Une éducatrice donne un cours de français à des mineurs non accompagnés, lors d'une visite du foyer d'accueil SeyMNAz à Thonêx près de Genève. Ouverte en novembre dernier, cette structure novatrice accueille des jeunes en situation de vulnérabilité. Gérée par une équipe de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ), le foyer héberge actuellement une vingtaine de mineurs non accompagnés. (KEYSTONE/Martial Trezzini) Une éducatrice donne un cours de français a des mineurs non accompagne, lors d'une visite du foyer d'accueil SeyMNAz pour mineurs non accompagnés, à Thonêx près de Genève. Ouverte en novembre dernier, cette structure novatrice accueille des jeunes en situation de vulnérabilité. Gérée par une équipe de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ), le foyer héberge actuellement une vingtaine de mineurs non accompagnés. (KEYSTONE/Martial Trezzini) Des éducateurs et un résident s'affairent en cuisine afin de préparer le repas du midi, lors d'une visite du foyer d'accueil SeyMNAz pour mineurs non accompagnés,à Thônex près de Genève. Ouverte en novembre dernier, cette structure novatrice accueille des jeunes en situation de vulnérabilité. Gérée par une équipe de la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ), le foyer héberge actuellement une vingtaine de mineurs non accompagnés. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Sur ce sujet
Une faute?

Ouvert en novembre dernier, le nouveau foyer d'accueil pour mineurs non accompagnés (MNA) situé à Thônex (GE) a été présenté jeudi à la presse. Vingt jeunes migrants, principalement originaires du Maghreb, tentent de s'y stabiliser avant d'atteindre leur majorité.
Le foyer SeyMNAz propose à ces adolescents âgés de 14 à 17 ans un lieu d'ancrage, explique David Crisafulli, directeur de ce foyer qui est géré par la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ) sur la base d'un mandat du canton. Un budget annuel de 2,5 millions de francs est alloué à ce projet pilote.

Les garçons, placés sous curatelle par la justice à leur demande, sont logés, nourris et blanchis. Ces migrants, qui ne peuvent pas être candidats à une demande d'asile, bénéficient d'une assurance-maladie et d'un abonnement pour les transports publics. Il n'y a pas d'argent de poche. «Nous n'avons pas à questionner les jeunes sur la manière dont ils financent leurs besoins», selon le directeur.

«La galère»

Certains de ces adolescents très vulnérables étaient à la rue, d'autres dans des hôtels, placés par le Service de protection des mineurs (SPMi). C'est le cas d'un garçon de 17 ans, arrivé d'Algérie après être passé par la Turquie et l'Italie. «Loger dans les hôtels, c'était la galère», explique ce jeune.

Il est content d'avoir une place à la SeyMNAz où il partage une chambre avec un ami, mais est très déçu de ne pas pouvoir aller à l'école malgré ses nombreuses demandes. Il aura 18 ans en avril et devra alors quitter le foyer. Pour certains, cette structure est un train d'union entre la rue et la clandestinité, reconnaît le directeur.

En attendant, le foyer permet aux jeunes d'avoir un suivi médical et psychologique pour retrouver une place en tant qu'adolescent. Un défi de taille notamment en raison de problèmes de comportement parfois amplifiés par des addictions aux stupéfiants. Un jeune a d'ailleurs quitté le foyer après une crise qui a nécessité l'intervention de la police et d'une ambulance.

Des ateliers

Une équipe de 21 personnes, dont une grande majorité d'éducateurs et d'assistants socioéducatifs, encadre les adolescents. Des ateliers de français, de sensibilisation à la culture et à la géographie genevoises, de cuisine et de couture sont proposés. Les éducateurs misent aussi sur le sport pour occuper les jeunes. Des buts de football ont été installés sur la grande parcelle qui entoure le bâtiment.

Ce nouveau foyer a été présenté à la presse au lendemain de l'annonce par le Conseil d'État de nouvelles mesures destinées aux migrants non accompagnés (MNA). Le Collectif de lutte des MNA, qui occupe depuis dix jours la Maison des arts du Grütli pour protester contre l'absence de prise en charge digne, a multiplié les actions depuis cet été pour interpeller les autorités.

(ats)