Genève

14 mars 2019 17:59; Act: 14.03.2019 18:11 Print

La disgrâce du No 2 de la police judiciaire

Le haut gradé a écopé de jours-amende avec sursis et d'une amende pour abus d’autorité et violation du secret de fonction.

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Le haut gradé finira sa carrière à l'Office de la détention. (Photo: Keystone/Jean-christophe Bott)

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Le numéro deux de la police judiciaire (PJ) va finir sa carrière –il prendra sa retraite en juin 2019– comme chargé de mission à l'Office pénitentiaire plutôt que dans les forces de l'ordre. C'est la conséquence de sa condamnation à 120 jours-amende avec sursis et 3840 fr. d’amende le 29 août dernier, révèle «Le Temps», jeudi. L'homme a été reconnu coupable d'abus d'autorité et de violation du secret de fonction.

Le policier est accusé d'avoir aidé une amie, propriétaire d'un bar à champagne, à régler un litige avec sa nounou, et de s'être ingéré comme médiateur dans le conflit en faisant valoir ses qualités d'ami et de policier. Il avait par ailleurs informé sa connaissance de faits relevant des activités de la police dans le cadre de cette affaire. De plus, l'adjoint du chef de la PJ renseignait un ancien collègue devenu détective sur de potentiels clients de banques ou d'avocats en se fondant sur les bases de données des forces de l'ordre. Sans toutefois avoir touché de l'argent ou des faveurs pour cette activité.

Etant tout proche de la retraite, les autorités ont renoncé à lancer une enquête administrative à son encontre. Il a été déplacé à l'Office pénitentiaire comme chargé de mission.

(mpo)