Affaire Amaudruz

12 décembre 2017 11:54; Act: 12.12.2017 13:47 Print

Le problème, c'est Buttet, s'insurge l'UDC genevoise

par Maria Pineiro - La section genevoise de l'UDC soutient Céline Amaudruz face aux critiques de certains parlementaires fédéraux.

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Céline Amaudruz a été la cible de vives critiques de la part de parlementaires fédéraux de son propre parti. (Photo: Keystone/Alessandro Della Valle)

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L'UDC du bout du lac ne goûte que peu les propos tenus ce week-end dans la presse par deux conseillers nationaux de son propre parti. Adrian Amstutz et Roger Köppel y sont tous deux allés de critiques après que la conseillère nationale Céline Amaudruz avait témoigné avoir été victime de comportements déplacés de la part d'un collègue, qui s'est révélé être Yannick Buttet.

Lors d'une séance interne, Adrian Amstutz a estimé que Céline Amaudruz, en ne rendant pas publique l'identité de son agresseur, avait jeté l'opprobre sur l'ensemble des parlementaires masculins et nui à l'UDC. D'après lui, il aurait été également cohérent de déposer une plainte.

Quant à Roger Köppel, également rédacteur en chef de la «Weltwoche», il s'est fendu d'un éditorial dans lequel il remarque que Céline Amaudruz n'a jamais été vue autrement qu'en «jupe courte ou en haut moulant», pour s'étonner qu'elle ne veuille plus prendre l'ascenseur avec certains parlementaires.

C'est elle, la victime

L'UDC genevoise estime que ces «remarques sont surprenantes, blessantes, pour ne pas dire d'un autre temps». Marc Fuhrmann, son président, juge que «ces propos vont bien plus loin que le conservatisme propre au parti. Il s'agit d'une position clairement d'arrière-garde». La section du bout du lac affirme son plein soutien à sa conseillère nationale et rappelle que «le respect et la dignité de la femme sont des valeurs chrétiennes que notre parti a toujours défendues».

Les agrariens genevois dénoncent les «attitudes grossières» que certains hommes se permettent. Ils saluent le «courage» de Céline Amaudruz et rappellent que «c'est elle la victime, et non le contraire».

Mise à plat

Marc Fuhrmann précise que la section genevoise ne pouvait rester sans réagir aux attaques dont a été victime Céline Amaudruz. «Nous avons fait part de notre position aux instances nationales», affirme-t-il, sans toutefois vouloir donner le détail des échanges.

«Les discussions à ce propos vont se poursuivre, mais le but n'est pas de te taper dessus», conclut le président.