Genève

25 février 2019 19:18; Act: 26.02.2019 08:17 Print

Les APM, en colère, ont débrayé

Les agents de la police municipale de la Ville ont fait grève lundi durant deux heures. Ils réclament notamment une réévaluation de leur fonction.

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La quasi totalité des agents en service lundi ont débrayé pendant deux heures. (Photo: Keystone/Martial Trezzini )

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Ras-le-bol au sein de la police municipale de la Ville de Genève. Une centaine d’agents (APM) a débrayé entre 14h et 16h lundi. Les APM estiment que leur métier a évolué de telle sorte ces quinze dernières années qu’ils veulent obtenir une réévaluation de leur fonction, via l'octroi de deux classes salariales.

«Le métier a changé»

«Le métier a changé, les agents ne sont plus de simples gardes-platane», déclare Damien Menetrey, président du Syndicat des polices municipales genevoises (SPMG). Perquisitions, saisies de drogue, ou encore traitement des délits à la loi sur la circulation routière font partie des tâches assumées aujourd’hui par les APM sans évolution de statut et de salaire.

Réaffectés à la centrale

Un problème d’effectifs au sein de la centrale d’engagement de la police municipale est aussi pointé par le syndicat. Des agents qui devraient être sur le terrain sont régulièrement réaffectés à la centrale pour pallier le manque de personnel.

En outre, au vu de leurs missions et des risques encourus, les agents souhaitent pouvoir être armés. «Des collaborateurs se sont fait tirer dessus, d’autres se sont fait agresser au couteau, détaille Damien Menetrey. L’arme ne règle pas tous les problèmes, mais permet d’essayer au moins de se défendre. En Suisse romande, on est les seuls à ne pas être armés». Un sondage réalisé en 2018 par le syndicat montrait d’ailleurs que 89% des APM sont favorables à une telle mesure.

Brevet fédéral de policier

Les agents veulent aussi bénéficier du Brevet fédéral de policier (BFP), qui leur permettrait d’être formés au maniement des armes, ainsi qu’au maintien de l’ordre. Cela leur permettrait également d’être plus mobiles professionnellement et de pouvoir travailler dans un autre canton, par exemple. Le SPMG rappelle que les autres polices municipales en Suisse suivent la formation au BFP.

Après avoir à de nombreuses reprises tiré la sonnette d’alarme, les APM ont donc décidé d’agir pour que «tout le monde se mette enfin autour de la table». Mercredi, un autre débrayage est prévu entre 10h et midi, a annoncé le SPMG.

(leo)