Votations (GE)

19 mai 2019 11:11; Act: 19.05.2019 11:39 Print

Les Genevois appelés à se prononcer sur onze objets

Réforme fiscale, caisse de retraite de l'Etat, aides pour l'assurance-maladie, politique culturelle ou ouverture dominicale des magasins figurent au menu du scrutin.

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Les citoyens se prononcent sur des enjeux à plusieurs milliards. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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Ce dimanche de votation est très chargé pour les Genevois. En plus des deux objets fédéraux, les citoyens doivent se prononcer sur neuf objets cantonaux. Samedi, le taux de participation s'élevait à 41,5%.

En plus du nombre d'objets, les sujets sont importants. Les Genevois doivent dire s'ils acceptent la déclinaison cantonale de la réforme de la fiscalité des entreprises, qui prévoit un taux unique d'imposition de 13,99%.

Afin de compenser les pertes fiscales attendues dans un premier temps, le gouvernement propose une enveloppe de 186 millions de francs sous forme de subsides d'assurance-maladie. Cette manne figure dans le contre-projet à l'initiative de la gauche «Pour des primes d'assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage!», également soumise au souverain dimanche.

Solutions antagonistes

Autre gros sujet en votation: la recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG). Deux solutions antagonistes ont été adoptées par le Parlement puis attaquées par voie référendaire. Dans les deux cas, des milliards de francs devront être injectés dans la CPEG pour que son taux de couverture atteigne 80% en 2052, comme l'exige la Confédération.

Enfin, les Genevois doivent se prononcer sur l'ouverture des magasins trois dimanche par an, suite à un référendum, ainsi que sur l'initiative constitutionnelle «Pour une politique culturelle cohérente à Genève». Les résultats partiels globaux portant sur 95% des votants seront rendus publics à 12h05. Vous pouvez les retrouver ici.

La campagne a été marquée par des soupçons de fraude électorale. A dix jours du scrutin, le Ministère public annonçait avoir ouvert une enquête suite aux dénonciations de deux collaborateurs du Service des votations et élections. Mais lundi, le procureur général relevait qu'aucun indice ne permettait d'établir une volonté délibérée de fausser ces votations ou des scrutins passés.

(ats)