Genève

15 juillet 2019 08:02; Act: 15.07.2019 11:48 Print

Des «anges» veillent sur la plage des Eaux-Vives

Depuis l'ouverture, deux guides accueillent les usagers de la nouvelle infrastructure. Et ça se passe plutôt bien.

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Un millier de cendriers s'est écoulé en trois semaines. (Photo: mpo)

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Il flotte comme un petit air de vacances au bord du lac. Samedi, le soleil aidant, la plage des Eaux-Vives (GE) a fait le plein. Rien de nouveau à vrai dire, puisque «depuis son ouverture, quelque 3000 personnes la fréquentent quotidiennement en moyenne. Nous sommes très satisfaits», annonce Fiona Mueller, chargée de communication au Département du territoire. Avec l'ouverture d'une partie de la zone gazon vendredi, la jauge pourrait monter à 5000 baigneurs par jour.

Sur place en ce premier après-midi de week-end, pas de policiers ni d'agents de sécurité, mais un stand d'information tenu par deux jeunes femmes en marinière: les «anges» de la plage. Leur mission? Guider les visiteurs, leur expliquer les règles s'ils le demandent, distribuer des flyers ou encore des cendriers. C'est d'ailleurs ce dernier ustensile qui semble remporter le plus de succès. «Il s'en est écoulé près de mille en trois semaines», se réjouit Fiona Mueller.

Les deux premières semaines après l'ouverture le 22 juin, les «anges», quatre étudiantes en duos, ont assuré une présence quotidienne. Désormais, elles ne sont là que les week-ends, jusqu'à la fin du mois de juillet.

Manque d'ombre pointé du doigt

Samedi, Sabrina et Saskia étaient chargées du triporteur avec large parasol. Elles répondent aux questions des uns et des autres qui s'arrêtent spontanément à la vue du stand. «Les gens sont sympas, expliquent les deux étudiantes. Il y a beaucoup de remarques sur le manque d'ombre et de demandes quant à la suite du chantier, notamment pour ce qui est des toilettes, aujourd'hui installées dans un container.»

La pelouse est accessible depuis deux jours à peine et déjà les parasols bannis des lieux pour cause de système d'irrigation souterrain ont fleuri pour protéger les usagers du soleil qui tape. Sur la plage en sable, les enfants creusent d'énormes trous, les adultes bronzent ou boivent un verre. L'ambiance est calme, à peine émaillée de quelques notes de musique sorties de haut-parleurs pourtant interdits. La chargée de communication précise que les anges n'ont pas pour mission de veiller à la sécurité ou au respect du règlement: «Elles n'en ont pas l'autorité, ne sont ni uniformées ni formées pour cela.»

Les anges sont en poste de 11h à 20h. Les problématiques nocturnes de boissons et de déchets abondamment relayées sur les réseaux sociaux ne les concernent pas. «Jusqu'à 16h, ce sont surtout des familles qui viennent. Après, c'est plus mélangé», détaille Saskia. En trois semaines d'activité, elles n'ont été témoins d'aucune altercation ou de problèmes sur les lieux. Au rang des événements insolites, «certains baigneurs se font livrer nourriture et boissons à la plage via des plateformes numériques», raconte en souriant Sabrina.

Baigneurs satisfaits

Les quelques promeneurs abordés nous indiquent venir pour la première fois. «J'ai vu des images sur internet, avec tout ce monde, ça ne donnait pas envie, s'exclame Patricia. Mais, là, ça va.» Croisés un peu plus loin, trois jeunes hommes se disent surpris: «On pensait trouver du désordre, des déchets, mais les lieux sont propres. On reviendra.» Enfin, Valeria, venue avec sa fille, est enchantée. «C'est bien pour les familles, calme, avec des fontaines, des poubelles. Il manque juste de l'ombre», détaille-t-elle, avant de repartir derrière son enfant.

Sur la table du triporteur trône un cahier des suggestions. «Cela nous permet de réfléchir à l'avenir», explique Fiona Mueller. Outre de l'ombre et des toilettes, les usagers souhaitent des casiers, des cabines ou encore des radeaux sur l'eau.

(mpo)