Genève

10 juillet 2014 14:36; Act: 10.07.2014 14:44 Print

Les assistants de sécurité publique débrayent

Les ASP ont fait grève jeudi toute la journée. Ils réclament l'équité de traitement et le paiement de leurs heures supplémentaires.

Sur ce sujet
Une faute?

Accompagnée par le Syndicat des services publics (SSP), une délégation d'une vingtaine d'ASP a tenu une conférence de presse dans la matinée devant le Département de la sécurité et de l'économie (DSE). De 30 à 40 personnes devaient se relayer au cours de la journée dans le centre-ville pour faire signer une pétition de soutien.

Les ASP demandent que Pierre Maudet, leur magistrat de tutelle, corrige les erreurs de classification du personnel. «Certains ASP sont engagés jusqu'à cinq classes de salaire en dessous de la fonction qu'ils occupent réellement», a relevé Blaise Ortega, du SSP.

Statut hybride

Les ASP dénoncent aussi leur statut hybride. La majorité d'entre eux est armée et effectue un travail proche de celui de policier. Ils sont notamment utilisés pour le convoyage de détenus, le renvoi de personnes refoulées et la sécurité des ambassades. Soumis à la loi sur le personnel de l'administration cantonale (LPAC), ils ne peuvent toutefois pas bénéficier des compensations versées aux policiers (assurance-maladie, débours, vacances).

Selon le SSP, ils sont, en revanche, traités comme des policiers lorsqu'il s'agit de payer leurs heures supplémentaires et n'ont pas droit aux majorations prévues par la LPAC. «Aucune disposition n'est appliquée», déplore Yves Mugny, du syndicat. La pétition demande qu'ils bénéficient des mêmes compensations que les policiers lorsqu'ils assurent des tâches de police.

Procédure disciplinaire

Pierre Maudet avait proposé de les soumettre à la loi sur la police, en cours de révision. Il a fait machine arrière, regrettent les ASP. Le projet de loi a été accepté en commission et sera débattu par le Grand Conseil le 28 août.

Pour mémoire, 21 ASP font l'objet d'une procédure disciplinaire pour avoir manifesté en uniforme, masqués et armés, le 20 juin dernier. Les entretiens ont été suspendus jusqu'à la fin du mois de juillet afin de leur laisser le temps de se préparer.

(ats)