Genève

10 mai 2012 20:50; Act: 10.05.2012 20:55 Print

Les délinquants étrangers seront éloignés

Le Grand conseil genevois a approuvé une modification de la loi qui prévoit des mesures d'éloignement d'un an pour les étrangers délinquants.

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La police genevoise pourra prononcer des mesures d'éloignement d'une année à l'encontre des étrangers qui commettent des délits. Jusqu'à présent, ces interdictions de certaines zones étaient limitées à six mois mais elles étaient renouvelables.

La modification législative proposée par le PLR a été adoptée jeudi par le Grand Conseil par 61 voix contre 29 et une abstention, dans un clivage droite-gauche. Autre nouveauté: la loi ne cible plus uniquement les dealers. Elle inclut le vol, le brigandage, les lésions corporelles et les dommages à la propriété.

Harmoniser la loi

Le but principal est d'harmoniser la loi par rapport au reste de la Suisse, où les mesures d'exclusion peuvent aller jusqu'à douze mois. Le député PLR Frédéric Hohl a évoqué un moyen supplémentaire pour lutter contre l'insécurité et les incivilités. Un discours soutenu par le reste de la droite.

Esbroufe politique

La gauche a dénoncé une esbroufe politique sans effet juridique. «C'est une mesurette pour se donner bonne conscience à bas prix», a relevé la socialiste Loly Bolay. La conseillère d'Etat Isabel Rochat a soutenu ce projet de loi dans la mesure où «il va dans le bon sens pour rétablir la sécurité dans le canton». Elle a rappelé que la police avait prononcé 113 interdictions de périmètre en 2009, 214 en 2010, 53 en 2011 et 29 pour le premier trimestre 2012.

Les zones d'exclusion ne concernent pas uniquement les étrangers à Genève. Il existe aussi une loi qui permet de prononcer des mesures d'éloignement à l'encontre des personnes qui perturbent l'ordre public. Les dealers, les mendiants ainsi que les attroupements gênants sont visés par cette loi.

(ats)