Genève

14 février 2020 06:13; Act: 14.02.2020 06:19 Print

Les drôles d'excuses d'une gérante de crèche illégale

par Maria Pineiro - Une structure d’accueil a perdu son autorisation d’exploiter. La responsable minimise et veut trouver des solutions.

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Image prétexte. (Photo: Keystone/Laurent Gillieron)

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«On nous a avertis dimanche que la crèche fermait lundi pour un mois à cause de dégâts d’eau», témoigne Luc*. Quelle n’a donc pas été sa surprise lorsqu’il a appris par la «Tribune de Genève» que l’établissement privé de Lancy avait en fait perdu son autorisation d’exploiter. Selon le quotidien, le Service d’autorisation et de surveillance de l’accueil de jour (Sasaj) a notamment relevé, lors d’une visite surprise, des «déficits en matière de sécurité, d’hygiène et d’aménagement».

«Le jour du contrôle, en arrivant le matin, la directrice m’a demandé de revenir plus tard, confie Luc à «20 minutes». J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait de faciliter le travail des fonctionnaires.» La responsable confirme des dégâts d’eau dimanche, puis un retrait de l’autorisation notifié lundi. Pour le reste, elle minimise les problèmes: «Je ne dis pas que tout était parfait, mais il n’y avait pas de quoi fermer. Cela a été fait, car j’ai dénoncé des employés du Sasaj à leurs supérieurs. Il s’agit de représailles.» Elle indique vouloir rouvrir dès que possible et trouver des solutions pour les familles.

Luc s’est vu proposer un accueil dans d’autres locaux. «J’ai pleine confiance en l’encadrante habituelle, mais on ne nous a pas précisé si le personnel de la crèche s’occuperait encore des enfants. Nous sommes dans le flou et surtout nous n’avons pas d’autre solution de garde», s’inquiète le papa. La directrice, sur les conseils de son avocate, veut désormais proposer des nounous à domicile.