genève

24 août 2009 22:45; Act: 24.08.2009 20:58 Print

Les libéraux font campagne à la limite de la légalité

par Maria Pineiro - Les actions de «guérilla marketing» menées cet été par le parti libéral jouent avec la loi. Une enquête a été ouverte.

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Décorer des abribus en appartements ou graffer les trottoirs de la ville au karcher. Les actions de «guérilla marketing», menées cet été par les libéraux pour lancer leur campagne, ne sont pas passées inaperçues. Surtout qu’elles se sont déroulées de nuit et sans autorisation. Une lacune confirmée par Geoffroy de Clavière, secrétaire général du parti. «C’est vrai, nous nous sommes limités à avertir le service des autorisations de la Ville», reconnaît-il.

Reste à savoir si les libéraux, qui ont pris soin de ne pas dégrader les lieux ni abîmer le mobilier urbain, tombent sous le coup de la loi pour avoir utilisé le domaine public à des fins publicitaires. «Dans le premier cas, ils ont effectivement habillé un mobilier urbain qui ne leur appartenait pas. Dans le second, ils n’ont pas fait la demande nécessaire», a résumé lundi Antonio Pizzoferrato, chef du Service de la sécurité et des espaces publics. Nous leurs avons donc adressé deux courriers d’avertissement avec la menace d’une amende», a-t-il encore précisé.

«Nous sommes conscients d’avoir joué avec les limites, mais nos actions sont restées bon enfant», s’est justifié le secrétaire général des libéraux. «Nous sommes prêts à assumer les conséquences». Cela tombe bien, puisque, selon nos informations, la Ville a aussi ouvert une enquête administrative.