Genève

19 octobre 2010 15:10; Act: 19.10.2010 15:17 Print

Les lieux alternatifs et festifs manquent

La vie nocturne genevoise pêche par une absence de lieux festifs dans le canton de Genève.

storybild

Les amateurs de vie nocturne de trouvent peut-être pas toujours leur bonheur dans le canton de Genève.

Sur ce sujet
Une faute?

Alors que la polémique sur la fermeture du dancing le Moa Club bat son plein, la Ville de Genève a présenté mardi une étude consacrée à la vie nocturne genevoise. Celle-ci ne fait que confirmer un état de fait: le canton manque de lieux alternatifs pour faire la fête.

«Il manque des endroits accessibles aux petits budgets», a constaté devant la presse le conseiller administratif responsable de la culture Patrice Mugny. Aujourd'hui, avec la disparition des squats, et la fermeture d'Artamis, la jeunesse se rabat sur l'Usine, qui se retrouve «saturée».

Deux crises

La question du manque de lieux alternatifs se pose depuis l'évacuation du squat Rhino en 2007, a rappelé Marie-Avril Berthet, une des auteurs de l'étude. En revanche, la difficulté que rencontrent des boîtes commerciales comme le Moa ou Weetamix est un phénomène nouveau. «Il y a une crise simultanée de ces endroits».

Les auteurs de l'étude sur la vie nocturne à Genève ont sondé 464 noctambules. Les résultats montrent que si les gens sont assez satisfaits de l'offre en été, ils sont déçus de celle qui leur est proposée l'hiver. Quel que soit leur statut socio-économique, les sondés se plaignent généralement du manque de lieux alternatifs.

L'Usine demeure l'endroit préféré pour sortir la nuit pour près de 14% des noctambules interrogés. Le centre de Carouge ou le quartier de Plainpalais sont également appréciés pour s'amuser, mais dans une plus faible mesure. Enfin, les sondés sont 70% à se sentir en sécurité lorsqu'ils sortent le soir.

Cherté des loyers

L'étude met aussi en avant le fait que malgré la hausse du nombre de lieux nocturnes ces dernières années, l'insatisfaction persiste. «Ces lieux ne sont peut-être pas en adéquation avec la demande», a avancé Mme Berthet. La cherté des loyers poussent ainsi souvent les propriétaires de boîtes de nuit à augmenter les prix pour tourner.

Cette étude sur la vie nocturne à Genève est une première pour le canton. «Nous sommes partis de zéro et nous avons dû défricher le terrain», a relevé Mme Berthet. Pour le moment, l'étude ne porte que sur la vie nocturne en été. Une autre enquête sera menée prochainement pour analyser la vie nocturne en hiver.

(ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Manuela le 19.10.2010 22:08 Report dénoncer ce commentaire

    Viva la fiesta

    dans les années 80 ils n'y avaient pas autant d'interdits et il était permis de s'amuser follement! Alors à quand le retour de la bonne humeur à Genève!!!!

  • Gru-Berger Anne le 20.10.2010 09:34 Report dénoncer ce commentaire

    C'est un cercle viscieux!

    Un "lieu alternatif" doit répondre à des normes de sécurité drastiques, ce qui est normal mais qui coûte cher, tout comme les loyers d'exploitation..comment, dès lors, pratiquer des prix de consommation corrects tout en payant justement son personnel? Je précise que je ne suis absolument pas impliquée dans cette problématique mais je réflechis un peu! À quand le retour du Jackfil???

  • yann le 19.10.2010 15:56 Report dénoncer ce commentaire

    ben oui

    on ferme les squattes, fermes les clubs et resultat on a lechoix entre le petit palace et le paladium youppppii feeeettteeeee. ou alors l usine mais bon la encore c est pas genial donc c est mort autant acheter un ps3 et jouer a fifa 11 tout l hivers

Les derniers commentaires

  • Gru-Berger Anne le 20.10.2010 09:34 Report dénoncer ce commentaire

    C'est un cercle viscieux!

    Un "lieu alternatif" doit répondre à des normes de sécurité drastiques, ce qui est normal mais qui coûte cher, tout comme les loyers d'exploitation..comment, dès lors, pratiquer des prix de consommation corrects tout en payant justement son personnel? Je précise que je ne suis absolument pas impliquée dans cette problématique mais je réflechis un peu! À quand le retour du Jackfil???

  • charlie le 20.10.2010 07:09 Report dénoncer ce commentaire

    Alors... au boulot

    les genevois. On ne peut pas tout faire, festoyer toutes les nuits et être en forme au boulot.

  • Manuela le 19.10.2010 22:08 Report dénoncer ce commentaire

    Viva la fiesta

    dans les années 80 ils n'y avaient pas autant d'interdits et il était permis de s'amuser follement! Alors à quand le retour de la bonne humeur à Genève!!!!

  • yann le 19.10.2010 15:56 Report dénoncer ce commentaire

    ben oui

    on ferme les squattes, fermes les clubs et resultat on a lechoix entre le petit palace et le paladium youppppii feeeettteeeee. ou alors l usine mais bon la encore c est pas genial donc c est mort autant acheter un ps3 et jouer a fifa 11 tout l hivers