Genève

08 mai 2014 09:27; Act: 08.05.2014 09:27 Print

Les murs de l’uni à moitié peints, faute de moyens

par Thomas Piffaretti - L’Etat rafraîchit le site qui abrite la Faculté des lettres. Des étudiants doutent de la pertinence des travaux.

storybild

Tous les travaux prévus seront réalisés avant la prochaine rentrée. (Photo: 20 Minutes/tpi)

Sur ce sujet
Une faute?

Des salles insalubres condamnées plutôt qu’assainies, des lavabos démontés au lieu d’être changés ou des murs peints seulement en partie. Deniz et Vincent affichent un sourire dépité en observant le bâtiment universitaire des Bastions, à Genève. Cinq mois après avoir lancé un site web dénonçant le délabrement des lieux, les deux étudiants ont l’amère ¬impression de s’être fait rouler dans la farine.

Pourtant, leurs protestations, soutenues par plus de 1000 personnes sur Facebook, ont mené au toilettage du site opéré actuellement par l’Etat, à défaut d’une rénovation complète, faute de budget. Une vingtaine d’interventions ont été ou doivent être effectuées. Mais pour les deux jeunes hommes, ces travaux tiennent du «cache-misère».

Afin d’illustrer leur propos, ils pointent les cloisons fraîchement repeintes du rez et du 1er étage. Certes, elles ont été recouvertes d’un blanc immaculé, mais sur les deux tiers de leur hauteur seulement. «On nous a expliqué que monter un échafaudage pour peindre jusqu’au plafond aurait coûté trop cher», soufflent-ils. L’Etat ne se défile pas: «Le but est actuellement d’amener vite des améliorations concrètes, tout en tenant compte des limites des moyens financiers disponibles», répond-on à l’Office cantonal des bâtiments.

«Ces actions à court terme servent à calmer les esprits et à démotiver notre mouvement», estime Deniz. Mais il ne cessera pas. Une pétition réclamant une rénovation complète a déjà été signée 2000 fois.