Genève

17 avril 2015 06:00; Act: 16.04.2015 19:36 Print

Les radars fixes sont en voie d’extinction à Genève

par Julien Culet - Non renouvelés par l’Etat, de moins en moins d’appareils contrôlent les autos. La police cantonale doit s’adapter.

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Même vides, les boîtes restent un moyen de dissuasion. (Photo: Salvatore Di Nolfi)

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Au bout du lac, seul un radar fixe sur dix flashe les véhicules en infraction. Genève ne dispose en effet que de 16 appareils de mesure pour 157 emplacements. Et leur nombre devrait continuer à baisser. «L’Etat n’investit plus dans de nouvelles machines. Les anciennes, qui doivent être homologuées chaque année par Berne, finissent par être retirées du service», explique le capitaine Daniel Herrmann, responsable de la police routière. Les radars actuels ont entre deux et dix ans. Ils étaient encore au nombre de 22 il y a deux ans. La police est donc contrainte à changer les appareils d’emplacement, en moyenne chaque deux jours.

Les radars fixes sont-ils amenés à disparaître du sol genevois? «Nous n’allons pas vers de beaux jours quant au matériel», juge l’officier. Il indique que la situation est tout autre dans la capitale vaudoise: «A Lausanne, leurs boîtes (ndlr: 36 au total) sont toutes équipées d’un appareil. La politique en la matière et les moyens sont différents.» Le Département genevois de la sécurité conteste, lui, toute disparition programmée de ces machines, mais reste évasif concernant les investissements.

Cette baisse des installations n’est pas sans conséquence. Le nombre de véhicules contrôlés en 2014 a chuté de 11,7% par rapport à 2013. Après des années de hausse. «Nous compensons avec les radars mobiles», rapporte le capitaine Daniel Herrmann. Le nombre d’infractions relevées a ainsi augmenté. De même que les revenus générés par l’ensemble des contrôles automatiques, fixes ou non. Ils ont rapporté plus de 30 millions l’an passé.