Genève

08 avril 2019 07:17; Act: 08.04.2019 07:17 Print

Les représentations inclusives se multiplient

par Lucie Fehlbaum - Tous les arts s'ouvrent désormais à un public en situation de handicap grâce à une saison culturelle «Relax».

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Les soirées Relax ont désormais leur mini saison culturelle. (Photo: OCCS)

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La peur de «déranger». Comme le souligne le conseiller d’État Thierry Apothéloz, ce facteur freine l'accès des personnes en situation de handicap à la culture. Ce public, «ordinairement très stigmatisé et peu enclin à se mêler aux valides», pouvait piocher depuis septembre parmi les quelques représentations Relax proposées par le Grütli et La Comédie. Des soirées inclusives où de menus détails gomment les différences. La possibilité de sortir de la salle, une musique plus douce et une légère lumière font notamment partie des améliorations pour rassurer des spectateurs qui peuvent se sentir oppressé par les conditions dans lesquelles s'apprécie généralement le théâtre.

Sous l'impulsion de l’Office cantonal de la culture et du sport (OCCS), coordinateur du projet, et des deux théâtres précurseurs des Relax genevoises, une mini saison culturelle Relax a démarré en mars. Jusqu'en juin, un catalogue de soirées inclusives est proposé à une audience «extraordinaire». «La force du programme des sorties Relax est la diversité de l'offre, alliant théâtre, cinéma, danse ou arts plastiques», se réjouit Thierry Apothéloz. Cette saison élargit en effet le champ des possibles en multipliant les arts qui se dégustent Relax. L'ADC (Association pour la Danse contemporaine), Les Scalas et le théâtre Am Stram Gram ont rejoint le groupe de travail développant la saison culturelle.

Le projet, encore à l'état de pilote, pourrait se concrétiser dès la saison 2019-2020 s'il rencontre du succès. Avec un intérêt déjà affiché par de nombreuses institutions culturelles, comme le théâtre de Carouge. «L’ouverture qui naît à l’occasion d’un événement culturel en fait une plateforme à valeur ajoutée pour favoriser la rencontre entre les publics et sensibiliser à la notion de différence et d’inclusion, estime le conseiller d’État en charge du projet. Je me réjouis que plusieurs organismes culturels manifestent un intérêt pour ce projet fédérateur.»