Merck Serono

08 mai 2012 19:37; Act: 08.05.2012 20:09 Print

Les syndicats poursuivent leurs assauts

par Henri Della Casa - Une demande en justice a été déposée mardi auprès du Tribunal des prud'hommes à Genève. De son côté, Unia va proposer au personnel de Merck Serono de durcir les modes d'action.

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Un employé proteste devant le «bâtiment de verre». (Photo: Keystone)

Une faute?

Merck Serono devra répondre de ses actes devant le Tribunal des prud’hommes. Le syndicat Employés Suisse a déposé hier une plainte, précisément «une action en constatation de droit», afin de dénoncer la trop courte procédure de consultation imposée par la firme allemande.

Une jurisprudence qui fait défaut

Pour le groupe de défense des travailleurs, il n'est pas possible de mener des consultations individuelles avec tous les employés de Sécheron dans un délai de trois semaines.

«Bien qu’une telle plainte soit normalement rapide et simple à traiter, je crains qu’elle ne prenne dans le cas présent davantage de temps, au vu du manque de jurisprudence en la matière», explique Me Pierre Heger, avocat au syndicat plaignant. Le juriste ne doute toutefois pas que la juridiction des prud'hommes accordera une réelle importance au cas Merck Serono.

Merck garde le cap

Cette démarche juridique est jugée «complémentaire» par Unia. Mais en raison du temps que peut exiger cette demande en justice, le syndicat entend toutefois privilégier les actions de protestation immédiates, voire les durcir... Comme l'indique son secrétaire régional Alessandro Pelizzari, une proposition dans ce sens sera présentée aux salariés de Merck Serono ce jeudi.

Face à ces assauts, la multinationale se borne à répondre «qu'elle souhaite trouver des solutions socialement responsables dans les meilleurs délais pour les employés qui seraient touchés par le plan de restructuration».

Concernant la demande en justice déposée à son encontre, le géant de la pharma estime avoir «agi dans le strict respect du droit suisse».