Genève

25 juillet 2019 08:57; Act: 26.07.2019 13:46 Print

Devenir explorateur en herbe le temps d'un été

par Lucie Fehlbaum - Le Ludobus, qui sillonne les parcs genevois de mai à septembre, s'associe avec le Bioscope pour une plongée dans la biodiversité genevoise.

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De mémoire d'homme, jamais une barre de chocolat n'avait déclenché si peu d’enthousiasme chez une petite fille. Vissée à un microscope, au cœur du parc des Bastions mardi dernier, l'enfant n'avait plus d'yeux que pour sa découverte. Obligée de céder aux appels de sa grand-mère, qui avait préparé le goûter, la fillette s'est assurée que le stand du Bioscope ne bougerait pas avant la fin de sa collation.

Scientifiques dans l'âme

L'équipe du Laboratoire de sciences biomédicales de l'Université de Genève (Bioscope) s'est associée au Ludobus (lire ci-contre) pour la première fois cet été. Après une semaine réussie aux Bastions, le labo s'apprête à conquérir le parc La Grange, du 19 au 22 août. «C'est un retour au sources de la science, les enfants sont naturellement curieux, ils vont chercher des brindilles ou des petites bêtes, se réjouit Candice Yvon, responsable pour le Bioscope du partenariat avec le Ludobus. Ils s'éclatent en découvrant le monde, comme les scientifiques.»

Matériel de pointe

Sur le stand des explorateurs en herbe, on trouve des bestiaires, des feuilles et des crayons pour consigner sa découverte, mais surtout deux microscopes de pro, reliés à des écrans. «Nous avons beaucoup de chance d'avoir ce matériel, utilisé par les scientifiques mais destiné ici au jeu. Les enfants ont généralement accès à ces objets plus tard et dans un contexte scolaire. Ici l'approche est plus détendue, plus ludique.» Les chercheurs en herbe se groupent autour des écrans, admirant la trouvaille du copain avant de s'asseoir derrière la loupe pour zoomer à fond sur son bout de feuille, sa fleur ou son gendarme.

Science pour tous

Cette possibilité de toucher à du matériel «sérieux» dans la détente a séduit les enfants, tous sexes confondus. «Pourtant nous rencontrons encore des filles qui pensent que la science est une affaire de garçon, s'étonne Candice Yvon. Lors de certains de nos ateliers, nous insistons sur la culture scientifique, sur l'histoire des objets pour sortir du schéma classique où les scientifiques mis en avant sont quasi-exclusivement des hommes. Toutefois, au Ludobus, les enfants viennent plus librement, il n'y a pas de frontière.» L'année prochaine, le Bioscope pourrait réitérer l'expérience et s'inviter plus longuement sur le parcours estival du Ludobus.