Foot

09 février 2011 11:33; Act: 09.02.2011 11:33 Print

Maillot à 9'600 francs détruit par la douane

Un collectionneur n'a jamais reçu le tricot que Trezeguet portait lors de la finale de la Coupe du Monde de foot en 1998. L'emblématique t-shirt a été réduit à néant pour contrefaçon.

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Olivier Demolis possède une dizaine de maillots des Bleus (deux de Zidane, un de Benzema) et également une réplique de la coupe de la Champion’s League gagnée par Barcelone en 2006 au Stade de France.

Une faute?

Il y en avait six mais il n'en reste plus que cinq. Dans le petit monde des collectionneurs de maillots de joueurs de foot, détenir une tunique portée par un Bleu lors de la finale de la coupe du Monde de 1998 est un privilège rare. Olivier Démolis, un collectionneur haut-savoyard, fait partie de ces passionnés. Ce Français travaillant comme électricien en Suisse explique dans le «Dauphiné Libéré» avoir réussi à obtenir en novembre le numéro 20, celui que portait Trezeguet.

Le maillot bleu avait été mis en vente sur e-bay par un Brésilien. «Le vendeur le proposait à 11'000 euros (14'500 francs). J’ai négocié pour faire baisser le prix à 7'350 euros (9'600 francs).»

Fou de ballon rond depuis tout petit, Olivier a dû quitter les terrains après une blessure. Aujourd’hui, il rêve de devenir agent de footballeur. Il y a trois ans, un joueur suisse, Eren Derdiyok lui offre son maillot. Il se lance alors dans la chasse aux tricots, avec une prédilection pour les tuniques des Bleus.

Lettre à Nicolas Sarkozy

Le «Trezeguet» est donc envoyé par Chronopost depuis le Brésil. Lorsque le colis arrive en Haute-Savoie, mauvaise nouvelle: «On m’a dit que le maillot avait été détruit pour contrefaçon par les douaniers. J’étais fou.» Depuis, Olivier se bat pour obtenir réparation. Il a même écrit à Nicolas Sarkozy, au président de la Fédération Française de Football Fernand Duchaussoy et à David Trezeguet lui-même. En janvier, il a pris un avocat pour plaider sa cause et obtenir réparation.

Car au-delà du préjudice financier, c’est surtout un rêve de «grand gosse» qui vient de partir en fumée. Olivier veut savoir comment les agents des douanes ont pu détruire aussi vite son maillot, sous prétexte que les coutures étaient de mauvaise qualité. Du côté des douanes, on se retranche derrière le secret professionnel. Mais on indique que c’est la première fois qu’un tel cas se présente. La justice trancherera.

(ila)