Meurtre d'Adeline

21 novembre 2019 22:25; Act: 21.11.2019 23:05 Print

«Il y a un problème de gestion de sécurité»

Jeudi soir, le Grand Conseil a taclé le Conseil d'État dans le cadre de l'enquête faite après le décès d'une sociothérapeute, tuée par un récidiviste.

storybild

Adeline M. a été assassinée par Fabrice A. en 2013. (Photo: dr)

Sur ce sujet
Une faute?

Le Conseil d'État genevois est prié de revoir ses conclusions suite au drame qui a coûté la vie à la sociothérapeute Adeline, assassinée par un détenu en 2013. Le Grand Conseil lui a renvoyé jeudi soir par 63 voix contre 9 et 14 abstentions un rapport jugé insatisfaisant.

Après l'assassinat d'Adeline, une commission d'enquête parlementaire (CEP) avait été créée pour mettre en lumière les dysfonctionnements qui ont mené au drame. Le rapport rédigé par cette commission contenait des recommandations pour empêcher un nouveau drame.

Le Conseil d'État avait déposé un rapport sur ce rapport. Mais la Commission de contrôle de gestion reproche au Conseil d'État de n'avoir pas suivi toutes les recommandations. En cause notamment, l'absence de la sociothérapie dans les nouvelles structures mises en place après le drame de 2013.

La commission de contrôle de gestion était aussi préoccupée par le fonctionnement de Curabilis, le nouvel établissement pénitentiaire destiné aux détenus dangereux souffrant de troubles psychiatriques. «Il y a un problème de gestion de sécurité», a relevé jeudi soir Betrand Buchs, député PDC qui dénonce aussi le manque de formation du personnel.

«Légèreté»

Mauro Poggia, chef du département de la sécurité (DSES), a dénoncé la «légèreté du travail effectué par la Commission de contrôle de gestion». Il n'accepte pas les «accusations scandaleuses» contenues dans le rapport. «Faire courir le bruit que le Conseil d'État n'a rien compris est de l'irresponsabilité institutionnelle», a-t-il souligné.

De son côté, Panteleimon Giannakopoulos, le directeur médical de Curabilis, avait indiqué dans la presse que l'établissement genevois pour détenus présentant des troubles psychiatriques ne souffrait pas de problèmes de surveillance. La socialiste Nicole Valiquer Grecuccio a déploré jeudi soir que ce haut fonctionnaire n'ait pas sollicité la Commission de contrôle de gestion sur ce sujet.

(nxp/ats)