Conseil d'Etat (GE)

09 juin 2011 09:39; Act: 09.06.2011 09:57 Print

Muller et Künzler se font épingler par les députés

Les comptes des départements des deux ministres genevois ont été refusés par la commission des finances. Ce qui n'aura aucune conséquence. Explications.

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Mar müller (à gauche) et Michèle Künzler. (Photo: Keystone/dr)

Une faute?

Le Département des constructions et des technologies de l’information (DCTI) et celui de l’intérieur et de la mobilité (DIM) sont-ils mal gérés? Chargée d’examiner les comptes 2010 de tous les dicastères, la commission des finances a renvoyé Mark Muller et Michèle Künzler à leurs études.

De fait, selon nos informations, les députés n’ont pas été convaincus par les réponses des conseillers d’Etat lorsqu’il s’est agi de justifier certaines dépenses. «Dans la gestion des deniers de l’Etat par les départements, il arrive que la commission fasse part de sa mauvaise humeur», ironise Eric Bertinat, son président. Et de balancer: «C’est un peu comme dans un couple lorsque madame dépense trop et que monsieur paie en bougonnant.»

A quoi sert la commission des finances et quel est finalement son pouvoir? «Dans ce cas, notre travail n’a aucun sens puisqu’il ne débouche sur rien, confie un député. Nous effectuons un contrôle, mais sans avoir les moyens de sanctionner quoi que ce soit.»

Concrètement, la «mauvaise humeur» de la commission ne change rien pour les départements concernés. Mark Muller et Michèle Künzler peuvent poursuivre leur travail. Tant au DCTI qu’au DIM, on se refuse à commenter. «Les travaux de la commission des finances sont placés sous le sceau du secret de fonction le plus strict», a précisé Philippe Matthey, secrétaire général du DIM.

(dti)