Genève

01 octobre 2019 21:16; Act: 02.10.2019 14:47 Print

Nouvel incident sur un Airbus A220 de Swiss

par Maria Pineiro - Vendredi, un avion Swiss reliant Genève à Londres a dû faire demi-tour. C'est le troisième problème récent sur la ligne. La compagnie rassure.

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L'Airbus A220 a été impliqué dans plusieurs incidents de vol Swiss ces derniers mois. (Photo: Keystone/Ennio Leanza)

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Deux appareils, deux problèmes techniques et un retour à la case départ. C'est ce qui est arrivé à un lecteur de «20 minutes» qui interroge: «Saviez-vous que Swiss organise des round-trips?» Vendredi dernier, alors que son vol Genève-Londres devait décoller à 11h50, les passagers ont été informés que l'avion aurait du retard en raison d'un problème technique. Un autre appareil a été affrété pour assurer la liaison et il a décollé à 13h16. Las, il a fait demi-tour en chemin. Les voyageurs étaient de retour à Genève à 15h21. Genève Aéroport confirme les faits et renvoie à la compagnie aérienne pour plus d'informations.

Swiss explique que le premier appareil, un CS 100 (une des séries de l'Airbus A220) a été remplacé par un avion du même modèle. Et alors qu'il avait décollé, une alerte concernant le système des commandes de vol est apparue. «Cet avertissement n'était pas de nature à mettre en cause la sécurité de l'avion. Néanmoins, comme les paramètres d'approche sur l'aéroport de Londres City sont très particuliers, le vol n'a pas été autorisé à atterrir», détaille la compagnie.

Swiss tient à rassurer: «Après la résolution des problèmes techniques par les services de maintenance internes, les deux appareils ont été autorisés à être remis en service.»

Problèmes à la chaîne

Il s'agit-là du troisième incident sur la liaison Genève-Londres opérée par la compagnie helvétique en un peu plus de deux mois. «Il faut distinguer l'épisode de vendredi, qui a touché le système de pilotage, des deux précédents qui concernaient les moteurs», nuance Marc Vionnet, porte-parole de l'association des pilotes suisses.

Les compagnies doivent notifier chaque incident aux autorités compétentes, que celui-ci ait occasionné un atterrissage forcé ou non. «Ces informations, et celles émanant d'autres pays, sont ensuite insérées dans une base de données internationale afin de pouvoir repérer d'éventuels problèmes récurrents sur les appareils», explique Antonello Laveglia, porte-parole de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Il souligne que les deux premiers incidents, ceux touchant les moteurs, font encore l'objet d'une enquête menée par les autorités américaines, ces éléments étant conçus aux Etat-Unis. «Ceci afin d'analyser en profondeur les causes de la défaillance. L’objectif est de s’assurer qu'il ne s'agit pas du même problème qui pourrait se présenter à nouveau.»

S'agissant des incidents sur les moteurs, Swiss informe que le constructeur a émis des recommandations suivies par la compagnie. Ces directives ont été complétées d'ordres d'inspection de la Federal aviation administration américaine (FAA), le 26 septembre. Ces dernières sont similaires à ce qui avait déjà été examiné.

Tant les pilotes que l'OFAC estiment qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter au sujet de l'Airbus A 220. Ils affirment que les procédures de contrôle mises en place sont professionnelles et qu'un suivi des incidents est mené de manière rigoureuse.