Mendicité - GE

08 décembre 2011 13:13; Act: 08.12.2011 14:01 Print

Pétition pour abolir la loi sur les mendiants

Une pétition pour mettre fin à la criminalisation des mendiants dans les rues genevoises a été lancé par un collectif jeudi.

Une faute?

A Genève, une fronde humaniste, qui rassemble des associations et des partis de gauche, a lancé jeudi une pétition pour abolir la criminalisation de la mendicité. Le collectif espère récolter 10'000 signatures d'ici le 31 mars pour donner un signal politique fort.

La pétition demande au Grand Conseil d'abolir l'article de la loi pénale relatif à la mendicité, a indiqué devant la presse Olivia Lefort, avocate à Caritas Genève. Cette disposition entrée en vigueur en janvier 2008 permet à la police d'amender les mendiants. Un durcissement initié par la droite.

Mais après 18 mois d'application, le bilan montre qu'amender les mendiants n'a aucun effet dissuasif, selon Caritas. Ainsi, 13'634 rapports de contravention ont été établis pour 1516 personnes, ce qui révèle un fort taux de récidive. Le coût élevé de cette répression estimé au minimum à 3 millions de francs pour ces 18 mois interpelle aussi les pétitionnaires.

Acte désespéré

Amender les mendiants est inhumain, discriminatoire et stigmatisant, a insisté le collectif. Cette disposition cible les Roms qui rendent la pauvreté visible à Genève, a relevé Alain Bolle, directeur du Centre social protestant. Cet acte désespéré a créé un sentiment ambigu et renvoie chacun à la question qui dérange: «Et si c'était nous?», a ajouté M.Bolle.

La pétition sera déposée au Grand Conseil. En l'état actuel des forces politiques, soit une nette majorité de droite avec le MCG, il n'y a aucune chance que la loi soit modifiée, reconnaît M.Bolle. Il espère néanmoins que le nombre significatif de signatures récoltées donnera une force supplémentaire pour le débat.

En famille

Cette pétition vise aussi à éclairer le débat sur la mendicité qui aura lieu à Lausanne. En effet, la population devra se prononcer sur ce sujet étant donné qu'une initiative PLR demandant l'interdiction de la mendicité a abouti en mai dernier.

Actuellement 50 à 150 mendiants, principalement des Roms, tendent la main sur les trottoirs genevois. Ils gagnent entre 5 et 10 francs par jour, un faible pécule qui n'intéresse pas les réseaux mafieux, estime Mesemrom, l'association qui les défend. Ils viennent en famille et sont, en tant que citoyens européens, en situation légale sur le territoire suisse.

Sans donner de solution miracle pour endiguer la mendicité, Mesemrom insiste sur les mesures d'accompagnement sociales autant en Roumanie qu'à Genève. Les Roms sont exclus chez eux de toutes prestations sociales et vivent dans des conditions misérables, a souligné Thibaut Lorin, membre de Mesemrom.

(ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Italo-suisse75 le 09.12.2011 13:38 Report dénoncer ce commentaire

    Un scandale!

    Preuve que le Canton ne fait rien pour débarrasser nos rues des Roms qui pulullent, ce dernier a mis à la disposition des familles Roms un abri (aux Eaux-Vives). C'est un scandale! Savoir que mes imp^^ots participent à ce genre de dépense me rend malade! Il faut au contraire tout faire pour chasser ces Roms et faire en sorte qu'ils ne reviennent plus!

  • Yeah...! le 08.12.2011 15:34 Report dénoncer ce commentaire

    Et pis quoi encore...

    Les mendiants en ville ne viennent pas à pied ni en transport public, ils viennent en monospace mercedes...

  • Mako le 08.12.2011 16:29 Report dénoncer ce commentaire

    Pétition contre la démocratie

    Et pourquoi pas une pétition contre la démocratie directe tant qu'on y est! Ils disent qu'il ne gagnent pas assez pour alimenter les réseaux, mais ils oublient que ces "mendiants" nous font les poches de nos sacs sitôt le dos tourné! Je l'ai vu à plusieurs reprise à la place St. Laurent à Lausanne et l'ai signalé à la Police.

Les derniers commentaires

  • Genevoiserie le 09.12.2011 14:14 Report dénoncer ce commentaire

    Combien sont-ils réellement ?

    Selon les chiffres annoncés, les roms sont environ 200 séjournant sur le territoire genevois, dont le quart dort dans les abris PC. En réalité ils sont près de 1000 dans la région puisque tous les matins des voitures immatriculées d'ailleurs les conduisent à Genève pour gagner leur vie et les reprendre avant la tombée de la nuit pour remettre leurs recettes à leurs bienfaiteurs.

  • Italo-suisse75 le 09.12.2011 13:38 Report dénoncer ce commentaire

    Un scandale!

    Preuve que le Canton ne fait rien pour débarrasser nos rues des Roms qui pulullent, ce dernier a mis à la disposition des familles Roms un abri (aux Eaux-Vives). C'est un scandale! Savoir que mes imp^^ots participent à ce genre de dépense me rend malade! Il faut au contraire tout faire pour chasser ces Roms et faire en sorte qu'ils ne reviennent plus!

  • lulu le 09.12.2011 10:33 Report dénoncer ce commentaire

    y en a marre

    Vive le libre passage des personnes. Nous recevons toute la racailles de tout pays chez nous, et il faudrait être tolérant. Hélas là ce n'est plus possible nous arrivons à un seuil ou on ne les suportent plus. Comme la phrase dans le film "retour maison"

  • globinos le 09.12.2011 06:54 Report dénoncer ce commentaire

    Autogoal

    Quand on sait que le canton de Genève a alloué un don de 40'000.- CHF à l'association Mesemrom... que l'on sait ce que coutent les honoraires d'avocats lors de recours... on peut se dire que le canton de Genève s'est infligé un autogoal en payant les honoraires, concernant les dénonciation faites par ses autorités à l'égard des mendiants qui du fait de la loi sont en infraction...

  • Bart le 08.12.2011 23:20 Report dénoncer ce commentaire

    C'est vrai

    C'est vrai, ce n'est pas très utile d'amender les mendiants. De toute façon, il est peu probable qu'ils payent. Est-ce qu'il ne serait pas possible d'amender leurs 'donateurs' et mettre leurs chefs en détention administrative?