Genève

11 avril 2019 17:33; Act: 12.04.2019 15:21 Print

Plongée dans le monde des prédateurs au Muséum

L'institution a conçu une nouvelle exposition temporaire. Prédations parle des animaux prédateurs et de leurs stratégies.

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" Prédations " ouvre ses portes au Muséum d'histoire naturelle le 14 avril. La nouvelle exposition temporaire immerge dans le monde des crocs, des pièges, des griffes et autres stratagèmes du " Tuer pour manger ". (Photo: Keystone/Martial Trezzini)

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Dans un vacarme de bruits de clous et de scies, le Muséum a ouvert ses portes jeudi matin pour une avant-première très attendue. Prédations, nouvelle exposition temporaire de l’institution qui démarrera le 14 avril, a laissé entrapercevoir sa muséographie originale et son thème plus que jamais d'actualité. Serons-nous la première espèce à changer de régime alimentaire pour des questions morales ? La question pourrait résumer le cheminement qui attend le visiteur. De la définition de la prédation à la protéine du futur synthétisée en labo, l'exposition remonte le temps jusqu'aux origines de la vie, quand une amibe a englouti un unicellulaire pour la première fois, il y a 3,8 milliards d'années.

«Des arguments éthiques, économiques et environnementaux alimentent les débats de société sur les régimes alimentaires avec ou sans viande, mais on n'entend pas assez les sciences naturelles sur ce sujet», a relevé jeudi Pierre-Yves Frei, chargé d'exposition. «Prédations» amène ainsi un éclairage nouveau à cette question.

Expo interactive

L'exposition montre aussi que la vie d'un prédateur est «loin d'être une sinécure». Les chasseurs multiplient les risques, se blessent et meurent parfois. Les ratés sont fréquents et la dépense d'énergie considérable. Le public peut s'en rendre compte à travers un petit jeu. En faisant appel à un peu d'endurance, le visiteur se met dans la peau d'un guépard ou d'une gazelle.

Larve prédatrice

Les spécialistes du Muséum ont aussi créé une gigantesque tête de larve de libellule. Ce petit insecte se révèle finalement aussi bien doté pour la chasse qu'un T.rex. Grâce à son labium, une pièce buccale qu'elle peut très rapidement projeter pour capturer ses proies, la larve de libellule atteint un taux de réussite proche de 90%.

La dernière partie de l'exposition s'intéresse à l'homme en se demandant s'il est un prédateur comme un autre. Une immense table, présentée comme un «paléobanquet», reconstitue le régime alimentaire des ancêtres de l'être humain. Un écran tactile permet de reconstituer les menus grâce au savoir des paléoanthropologues et des archéozoologues.

(lfe/ats)