Police genevoise

21 février 2011 13:21; Act: 21.02.2011 13:26 Print

Premiers signes visibles de la grève du rasoir

Cinq jours après le début de la grève du rasoir lancée au sein de la police genevoise, des gendarmes mal rasés sont désormais visibles dans les rues de Genève.

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Lundi matin aux Pâquis, parmi les quelques patrouilles croisées, un policier identifiable à son brassard orange estampillé «Police» avait une barbe de quelques jours, a constaté l'ATS. Un signe visible de la grève de l'uniforme et du rasage, débutée vendredi dernier à l'appel de l'Union du personnel du corps de police (UPCP).

Le syndicat des gendarmes a entamé un bras de fer avec la ministre de tutelle libérale Isabel Rochat, car il estime qu'elle ne les écoute pas, en particulier dans le processus de réorganisation en cours. L'UPCP dénonce aussi une surcharge de travail administratif. Une grève des amendes d'ordre accompagne cette grève de l'uniforme et du rasoir.

L'UPCP a annoncé que les actions iraient crescendo si elle n'obtenait pas un signe de bonne volonté de la part du Conseil d'Etat. Les membres ont déjà voté 17 mesures prêtes à être appliquées. En ultime recours, l'UPCP n'exclut pas de faire une grève générale. Isabel Rochat a dénoncé l'attitude «totalement irresponsable» des gendarmes grévistes.

En 2003, les policiers genevois avaient défilé en uniforme et jeté leurs casquettes dans un cercueil pour protester contre leurs conditions de travail. En 2008, c'était la grève des amendes et des heures supplémentaires afin d'obtenir une prime pour leur travail lors de l'EuroFoot.

(ats)