Genève

03 décembre 2019 16:12; Act: 04.12.2019 11:25 Print

Programme «généreux» pour les dix ans d'Antigel

Le Festival Antigel se tiendra du 24 janvier au 15 février, à Genève.

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Antigel milite pour une culture décentralisée et accessible à tous. (Photo: Keystone/Photo d'archives)

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Le Festival Antigel, à Genève, fête ses dix ans du 24 janvier au 15 février, avec un programme «riche et généreux», selon son codirecteur Eric Linder. Parmi les têtes d'affiche figurent Philippe Katerine, Suzanne Ciani et Kraftwerk.

Pionnier de la musique électronique, Kraftwerk se produira le 19 mai, pendant les Saints de Glace, dans l'amortisseur de bruit de Genève Aéroport. Cet événement clôturera l'année anniversaire qui a commencé en juillet avec le concert de The Good, the Bad and the Queen, a indiqué Eric Linder mardi. Il s'inscrit dans la philosophie du festival de faire découvrir des lieux uniques du territoire genevois.

Culture décentralisée

En témoignent les projets labellisés Made in Antigel. Ces créations hybrides dans des lieux inattendus seront au nombre de sept en 2020, dont «Extravaganza», une immersion en mode voguing dans les coulisses et couloirs du Grand Théâtre, «Zombie Attack» au centre commercial de Balexert ou encore «L'Heure bleue», une performance surprise sur la plateforme à bateaux des Eaux-Vives.

Antigel milite pour une culture décentralisée et accessible à tous. En dix ans, le festival aura investi plus de 200 lieux dans 42 des 45 communes genevoises, a relevé sa codirectrice Thuy-San Dinh. Son budget, qui se monte à 3 millions de francs, est financé à 42% par des collectivités publiques, dont 30% par les communes genevoises, à 21% par des fondations et à 37% par la billetterie et le bar.

Femmes chorégraphes

En danse et performances, Prisca Harsch a programmé douze spectacles. «Rémi», de Jonathan Capdevielle d'après «Sans famille», ouvrira le festival. Suivront «Le Bain», de Gaëlle Bourges, où il sera question de représentation féminine dans l'histoire de l'art, «Live», du performeur bulgare et activiste gay Ivo Dimchev, «Piano-Bar», un récital poétique et slamé de Rébecca Balestra.

Antigel se réjouit également d'accueillir de jeunes femmes chorégraphes, comme l'Irlandaise Oona Doherty, avec «Lady Magma», la Valaisanne Rafaële Giovanola, avec «Vis Motrix», ou encore la danseuse Stéphanie Bayle et la musicienne Simone Aubert qui créeront «Fresque». Le programme se terminera avec «Inoah», du Brésilien Bruno Beltrão, inspiré des danses urbaines.

Pop, flamenco, électro

Côté musique, Eric Linder promet un grand voyage à travers les musiques, avec des découvertes et des têtes d'affiche. Outre Philippe Katerine et Kraftwerk, Antigel programme l'auteur, compositeur et chanteur américain Devandra Banhart, l'Américaine Angel Olsen et sa pop décomplexée, la Française Pomme et son univers intimiste ainsi que Niño de Elche, qui explose les codes du flamenco.

Parmi la vingtaine de concerts figurent encore ceux de l'homme-orchestre américain Dan Deacon, de l'artiste pop islandais Ásgeir, du groupe jazz-électro The Comet is Coming, de l'accordéoniste Mario Batkovic ou encore de Suzanne Ciani, une des pionnières de la musique électro. En classique, le festival programme le quatuor Echo Collective et le groupe Wooden Elephant.

Disco sur glace

Festival dans le festival, «Africa, What's Up?» célèbre sa 5e édition avec des musiciens, chorégraphes et danseurs du sud. Ils se produiront notamment au Grand Central, le lieu central du festival qui sera annoncé le 10 décembre et qui accueillera aussi des soirées clubbing.

Cette dixième édition d'Antigel proposera à nouveau du sport. La désormais traditionnelle course à pied nocturne Antigel Run aura lieu le 18 janvier. Tai-chi, yoga, Michael Jackson Thriller Mania, Bain bleu électro et disco sur glace complètent le programme.

(nxp/ats)